print preview

World Economic Forum (WEF)

En 2019 également, l’armée soutient les autorités civiles du canton des Grisons dans les tâches de sécurité en relation avec le Forum économique mondial (WEF). Le service d’appui de 5000 militaires au maximum a été approuvé par le Parlement en faveur des éditions 2019, 2020 et 2021 du WEF. En 2019, le WEF durera du 18 au 28 janvier.

Pendant le WEF, la police et l’armée collaborent pour assurer la sécurité. Le portail d’actualités CUMINAIVEL les accompagne dans leurs activités.

Le portail d’actualités CUMINAIVEL

L’armée protège des infrastructures de transport et d’approvisionnement en électricité et en eau ; elle garantit la protection de l’espace aérien et effectue des vols de surveillance ainsi que des transports aériens. Par ailleurs, elle soutient les autorités civiles du canton des Grisons pour la logistique, l’aide au commandement et le Service sanitaire coordonné (SSC). En accomplissant cette mission, l’armée décharge la police et lui permet de concentrer les moyens qu’elle engage. 

L’armée n’assurera aucun service d’ordre. En effet, cette tâche incombe à la police. Les militaires peuvent se fonder, pour l’exécution de leur mission, sur l’ordonnance du 26 octobre 1994 concernant les pouvoirs de police de l’armée (OPoA ; RS 510.32).

Le commandant de corps Aldo C. Schellenberg, chef du commandement des Opérations, dirige l’engagement de l’armée en tant que commandant de l’engagement subsidiaire de sûreté (CESS). Les organisations et les moyens les plus importants subordonnés au CESS pour lui permettre de remplir sa mission sont les suivants :

  • la division territoriale 3 (div ter 3) ;
  • les Forces aériennes (FA) ;
  • la Base logistique de l’armée (BLA) ;
  • la Base d’aide au commandement (BAC) ;
  • la Police militaire ;
  • le Centre de compétences NBC-DEMUNEX ;
  • le Centre de compétences du service alpin de l’armée ;
  • le commandement des Forces spéciales ;
  • l’État-major de l’armée ;
  • des moyens sélectionnés dans le commandement de l’Instruction.

Pendant le WEF, la BAC contribue à garantir une communication efficace entre toutes les forces de sécurité de l’armée et de la police cantonale. À cet effet, elle a besoin de réseaux sûrs qui ne dépendent pas des opérateurs civils. Il s’agit par exemple du réseau de conduite suisse. Les données sont transmises sous forme chiffrée d’un nœud à l’autre. Sont intégrés à ce réseau des systèmes civils ainsi que les systèmes des Forces terrestres et des Forces aériennes, comme le radar de surveillance de l’espace aérien FLORAKO.

Les réseaux sont surveillés 24 heures sur 24. La surveillance est organisée de façon centralisée par tous les partenaires (FA, FT, domaines de la BAC et entreprises externes).

Du matériel et des appareils sont mis à disposition des troupes engagées et de la police. Par ailleurs, la police cantonale des Grisons peut aussi utiliser du matériel de l’armée (p. ex. extincteurs, appareils radio, éléments de clôture, gilets de protection et véhicules). Un bataillon logistique formé à cet effet et d’autres éléments des troupes sanitaires et logistiques apportent leur soutien à la police cantonale grisonne pour les transports, la régulation de la circulation, le service sanitaire et pour des travaux de montage et de démontage.

Pendant le World Economic Forum 2019, le trafic aérien sera restreint dans le secteur de Davos (GND jusqu’à FL195).
Pendant le World Economic Forum 2019, le trafic aérien sera restreint dans le secteur de Davos (GND jusqu’à FL195).

Dans un rayon de 25 milles nautiques (env. 46 km) autour de Davos, le trafic aérien au‑dessus de la Suisse, de l’Autriche, du Liechtenstein et de l’Italie est soumis à des restrictions du 21 au 26 janvier 2019. Les vols à destination et au départ des aérodromes et des héliports de la région doivent se conformer aux dispositions et procédures spéciales élaborées par les Forces aériennes en collaboration avec l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC). Seules certaines routes aériennes pour le vol à vue peuvent être empruntées. Tous ces vols sont soumis à autorisation. L’accréditation préalable des pilotes et des aéronefs est indispensable pour recevoir l’autorisation de survol.

Les vols en dehors des routes aériennes ainsi que les vols à destination de Davos sont également soumis à autorisation. De même, seuls des pilotes et des aéronefs accrédités au préalable reçoivent de telles autorisations de vol. Même après avoir obtenu une accréditation, il y a lieu de solliciter une autorisation pour chaque vol auprès des Forces aériennes, qui statuent en tenant compte des besoins opérationnels et de considérations touchant à la sécurité. Les directives précises peuvent être consultées dans les publications officielles.

Afin d’appuyer les autorités civiles, des transports aériens et des vols de surveillance seront effectués avec des hélicoptères, des avions à hélices et des avions de combat des Forces aériennes suisses. Il faudra par conséquent compter avec une augmentation des mouvements d’avions militaires et par conséquent des nuisances sonores, également en dehors du canton des Grisons.

L’aéronautique ne se limite pas seulement aux hélicoptères et aux avions. Dès le 21 janvier 2019, les autres usagers de l’espace aérien sont également soumis à des restrictions de vol. La réglementation pour les vols de modèles réduits, de drones, d’ailes delta ou de parapentes notamment est édictée par la police cantonale grisonne.

Durée de validité des restrictions
du lundi 21 janvier 2019, 8 h (heure locale)
au samedi 26 janvier 2019, 17 h (heure locale), au plus tard.

Les pilotes civils peuvent trouver ces informations, y compris les publications et les formulaires d’accréditation, également sur le site de l’OFAC ► www.bazl.admin.ch/wef


Identification d’un aéronef par les Forces aériennes : Standby 121,5

En tant que pilote, quelle manœuvre dois-je entreprendre lorsqu’un avion militaire surgit à mon côté ? Comment dois-je me comporter ? Pourquoi suis-je escorté par les Forces aériennes et qu’attendent-elles de moi ? Autant de questions auxquelles Jérôme « Geronimo » d’Hooghe, ancien Chief of Air Defense Branch des Forces aériennes, répond en détail dans une vidéo.