Quand la sécurité naît du dialogue
Toja Rauch est arrivée à l’armée par le biais d’un job d’appoint au Centre de recrutement de Rüti. Elle y encadrait l’évaluation de l’aptitude psychologique sur ordinateur. Une conférence de la Swissint lors d’une soirée consacrée aux carrières lui a fait réaliser que l’armée était faite pour elle.
Texte : Communication Défense, Anna Muser, aidée par l'IA
Toja Rauch a étudié la linguistique et la traduction. Auparavant, elle travaillait dans la restauration. Elle n’est pas entrée dans l’armée par la « voie classique » de l’école de recrues, mais en accomplissant une mission à l’étranger au Kosovo. Elle a ensuite été incorporée au sein de la milice et a trouvé sa place parmi les spécialistes linguistiques. En 2024, elle a effectué une deuxième mission au Kosovo, cette fois dans une fonction de commandement.
Aujourd’hui, elle est cheffe de groupe et porte le grade de sergent à l’École d’informatique 61 à Frauenfeld. Elle accomplira cet été l’école d’officiers.
Sens, sécurité, responsabilité
Toja Rauch ne qualifie pas son choix d’aventure, mais de décision réfléchie, un véritable pas hors de sa zone de confort. Elle recherchait un domaine alliant langue, médiation et sécurité – et l’a trouvé dans la promotion de la paix. La situation géopolitique la préoccupe mais ne lui fait pas peur. C’est précisément pour cette raison qu’elle souhaite s’engager. Elle n’en retire pas de fierté particulière et veut avant tout contribuer à la sécurité en Suisse.
Kosovo: l’écoute au cœur de la mission
Au Kosovo, Toja Rauch a travaillé au sein d’une Liaison and Monitoring Team (LMT), un système d’alerte précoce de la KFOR. Ces équipes ne vivent pour la plupart pas dans le camp, mais dans des maisons situées dans les villes et villages, un peu comme en colocation avec cuisine commune, salle de séjour partagée et parfois des chambres individuelles.
La mission: dialoguer avec la population – paysans, enseignants, médecins, responsables politiques – et observer ce qui préoccupe les locaux, afin de fournir à la KFOR une vue d’ensemble de la situation sécuritaire dans la zone d’engagement. «Cela a renforcé ma sensibilité au contact des autres cultures et m’a montré qu’il faut l’entretenir», explique-t-elle.
L’armée, ce sont avant tout les hommes et les femmes qui la composent. Il faut toutes leurs compétences pour protéger la Suisse.
L'entretien complet avec Toja Rauch est disponible dans le podcast de la série #JeSuisDeLaPartie.
Articles déjà publiés
De recrue vétérinaire à officière de carrière
Son histoire à l’armée, la capitaine Michelle Martin l’a commencée par hasard, en consultant un prospectus. S’en sont suivis un cours préparatoire pour future recrue vétérinaire et la rencontre avec les chevaux militaires. Aujourd’hui, elle s’apprête à devenir officière de carrière de l’Armée suisse tout en poursuivant son master en droit.
L’armée à 32 ans : le parcours de Daniela Pfohl-Kaufmann
C’est seulement à 28 ans que Daniela Pfohl-Kaufmann quitte la Namibie, pays qui l’a vue grandir, pour venir s’installer en Suisse. À 32 ans, alors mère de deux filles, elle décide de se lancer dans une aventure peu commune : s’engager dans l’Armée suisse. Aujourd’hui, elle est lieutenant et cheffe de section. Son histoire montre qu’il n’est jamais trop tard pour relever de nouveaux défis et rappelle l’importance de la camaraderie, de la discipline et du développement personnel.
Atena Ronchetti, fusilière de bord tenace et enthousiaste
Atena Ronchetti a suivi son grand-père et son père en portant l’uniforme à son tour. Elle tient son nom d’Athena, la déesse de la sagesse et de la stratégie militaire, qui protégeait Athènes. L’armée a confirmé le goût du sport de la jeune femme, qu’elle voudrait étudier pour devenir enseignante. Engagée dans les troupes du génie, elle se verrait bien continuer sa carrière militaire de sous-officière, et pourquoi pas d’officière. Elle considère cette expérience au sein de l’armée comme une formidable occasion, unique en son genre, d’enrichir ses connaissances.
Saffira Guinand : du football de haut niveau à lieutenant dans l’Armée suisse
Saffira Guinand est spécialiste RH au Département fédéral des affaires étrangères et a joué au football à haut niveau. En 2024, elle choisit de faire l’école de recrues comme soldate vétérinaire, à Sand, avant d’enchaîner avec l’école de sous-officiers puis l’école d’officiers. Entre marches épuisantes et leçons de camaraderie, elle raconte comment le service militaire l’a aidée à se réaliser.
De soldat radar à conseillère en sécurité
Franziska Heizmann a débuté sa carrière dans les années 90 alors qu’elle était jeune étudiante en droit dans les Forces aériennes. Elle s’est ensuite engagée dans des missions internationales de paix avant de se retrouver dans un domaine représentant pour beaucoup l’élite de l’armée ; les grenadiers. Aujourd’hui, elle travaille en tant que conseillère pour des organisations non gouvernementales sur des zones en crise.
Graphiste, artiste et militaire: le parcours atypique de Soraya Poulin
Jeune artiste valaisanne active dans le graphisme et le tatouage d’un côté, sergent au sein du bataillon d’ondes dirigées 16 de l’autre : Soraya Poulin brise les clichés. Entre création artistique et service militaire, elle construit un parcours atypique, nourri par le goût du défi et l’envie de se dépasser. Aujourd’hui, forte des compétences acquises sous l’uniforme, elle s’investit aussi pour informer et encourager d’autres jeunes femmes à envisager le service militaire.
Quand la sécurité naît du dialogue
Toja Rauch est arrivée à l’armée par le biais d’un job d’appoint au Centre de recrutement de Rüti. Elle y encadrait l’évaluation de l’aptitude psychologique sur ordinateur. Une conférence de la Swissint lors d’une soirée consacrée aux carrières lui a fait réaliser que l’armée était faite pour elle.


.jpg?rect=0%2C0%2C1920%2C1080&w=1024&auto=format)
.jpg?rect=0%2C143%2C2738%2C1540&w=1024&auto=format)



