Travail d’équipe sur la place d’armes : un coup d’œil dans les coulisses
Située à Oberdorf près de Stans (NW), la place d’armes de Wil est bien plus qu’un site d’instruction : elle constitue une plateforme dynamique réunissant des acteurs militaires, civils et internationaux. Un grand nombre de partenaires y collaborent étroitement et coordonnent leurs activités pour garantir un fonctionnement efficace et tourné vers l’avenir. Une infrastructure moderne et une coopération concrète rendent le site polyvalent et attractif.

Texte : of spéc Aisha Seitz, officière de communication auprès de l’état-major de milice SWISSINT
Située à Oberdorf près de Stans (NW), la place d’armes de Wil est l’une des sept places d’armes cantonales. Elle joue un rôle central dans l’instruction et l’infrastructure militaires du canton de Nidwald et de l’Armée suisse. On y trouve le centre de compétences SWISSINT, en particulier son état-major et son centre d’instruction, l’Office des affaires militaires et de la protection civile du canton de Nidwald (Amt für Militär und Zivilschutz, AMZ) et un poste de rétablissement de la Base logistique de l’armée (BLA). Le centre nidwaldien de la protection de la population jouxte en outre le site. La place d’armes doit donc répondre à une multitude de besoins, qu’il s’agit de concilier.
« Tout est dans la communication », explique Debora Rickenbacher, responsable de la gestion de l’occupation des abris à l’AMZ. Le haut niveau de qualité et l’infrastructure moderne de la place d’armes étant très appréciés, y compris des hôtes étrangers, la demande est forte. Le site accueille des cours nationaux ou internationaux, dispensés au centre d’instruction SWISSINT, des cours de répétition et d’état-major de l’Armée suisse, des manifestations sportives et des séminaires civils. L’adj EM Nathalie Rölli, sof carr pl armes, et Debora Rickenbacher planifient et gèrent l’occupation des locaux au moyen du même logiciel. Cela leur permet de suivre le taux d’occupation en temps réel et de voir si des adaptations sont nécessaires. La plateforme collaborative mise en place dans le cadre de la numérisation facilite encore la coopération.
Apprentissage en cuisine : la relève se prépare
La nourriture joue un rôle important dans la satisfaction des hôtes civils et militaires. La cuisine de la place d’armes peut assurer la subsistance d’un millier de personnes par repas. En moyenne, 250 portions sont servies trois fois par jour, ce qui représente environ 115 000 portions par an. La cuisine veille à acheter des produits de saison venant de la région. Le responsable de la subsistance, Stefan Jeremic, et son remplaçant, le chef de cuisine Noah Burkhalter, s’acquittent de cette tâche colossale avec l’aide de trois apprentis et de quelques militaires en service long. La place d’armes offre aux personnes en première et deuxième année d’apprentissage une excellente occasion de découvrir divers aspects du métier de cuisinier.
Pour éviter le gaspillage alimentaire, il est important de connaître aussi précisément que possible le nombre de personnes qui viendront manger un jour donné. Stefan Jeremic doit donc pouvoir planifier la subsistance en étroite concertation avec les partenaires sur place. Fait amusant : 1,8 tonne de bananes sont distribuées chaque année comme collation.
Ensemble pour atteindre l’objectif
Avec autant de parties prenantes, chaque personne doit savoir ce qu’il faut faire et quand. Pour que tout se passe comme prévu, les rendez-vous, les réservations, les commandes de repas et des aspects comme le nettoyage, la sécurité, la gestion des accès ou les nouveaux projets sont coordonnés lors d’un rapport hebdomadaire. « La collaboration fonctionne très bien », affirme l’adj EM Nathalie Rölli. Bien sûr, la proximité géographique et le fait que l’ensemble des partenaires visent le même objectif, à savoir la poursuite du développement de la place d’armes en tant que site attractif, facilitent les choses. Ronald Rickenbacher, directeur de l’AMZ, estime qu’il est important que son office et le commandement de la place d’armes partagent et défendent une vision commune afin de favoriser les synergies entre le canton et l’armée.
De la place pour chaque partenaire : élaborer des solutions durables
Les divers immeubles font régulièrement l’objet de mesures de rénovation ou d’entretien. Cela nécessite une parfaite synchronisation, puisque des partenaires externes, notamment des architectes et des entreprises de construction, doivent être intégrés dans la planification. Il s’agit de respecter une multitude de prescriptions, de remettre en question les processus liés à ce type de projets et, si possible, d’apporter les améliorations nécessaires. Par exemple, deux chambres sont en cours de transformation pour être accessibles en fauteuil roulant et permettre d’accueillir des hôtes en situation de handicap.
Les nouvelles prescriptions de sécurité et les aspects environnementaux doivent également être pris en compte dans de tels mandats à des fins d’efficacité et de durabilité. Le col EMG Adrian Staub, cdt de la place d’armes et du centre d’instruction SWISSINT, en est convaincu : « Notre place d’armes dispose d’infrastructures modernes parfaitement adaptées aux besoins de l’armée, en particulier de la promotion militaire de la paix, tout en étant proches du canton et de la population. » La salle polyvalente et l’auditoire sont à la disposition d’associations civiles lorsque l’armée n’en a pas besoin, alors que l’espace extérieur de remise en forme aménagé devant le village de conteneurs est un projet communautaire ouvert gratuitement à la population.
Pour Nathalie Rölli, cela ne fait aucun doute, ce qui rend son travail passionnant chaque jour, c’est « la collaboration avec toutes ces personnes intéressantes et motivées qui se complètent en apportant leurs idées. »



