print preview Retour Formation supérieure des cadres de l'armée

« J’aime mon job ! » – un participant au cours de l’ESCA témoigne

« Chaque jour, j’apprends quelque chose de nouveau et les cours externes me plaisent aussi énormément. » En deuxième année de formation à l’Ecole des sous-officiers de carrière de l’armée (ESCA) à Herisau, le sergent-major chef Flamur Avdimetaj est heureux de son choix professionnel. Alors qu’il participait à un exercice de trois jours dans la région de Bülach (ZH), il nous a confié pourquoi il se sent parfaitement dans son élément.

14.07.2017 | Cheffe Comm FSCA

Le sergent-major chef Flamur Avdimetaj (à dr.) et le sergent-major chef Sylvain Crettenand montent la garde.
Le sergent-major chef Flamur Avdimetaj (à dr.) et le sergent-major chef Sylvain Crettenand montent la garde.

La motivation et l’énergie semblent ne jamais manquer au sgtm chef Avdimetaj. Ce sportif de 26 ans, qui a grandi près de Thoune, a achevé un apprentissage de polymécanicien avant d’entrer à l’ER en tant que membre de l’infanterie. C’est à Bière, à l’ER inf 3, qu’il a payé ses galons : « J’étais dans une section composée uniquement de Romands », relève-t-il d’un sourire amusé. « Cela m’a permis de bien apprendre le français. » Et c’est effectivement sans problème qu’il s’entretient dans cette langue avec son camarade, le sgtm chef Sylvain Crettenand.

C’est une chaude journée en ce début d’été, et les deux participants au stage de formation de base (SFB) 2016-2017 de l’ESCA montent la garde devant le bâtiment polyvalent de Höri, commune du district de Bülach. En prévision d’une situation de crise, ils se trouvent aujourd’hui en plein exercice d’appui aux autorités civiles. « La halle polyvalente nous sert de centrale de commandement. Certains de nos camarades surveillent les clôtures et les portails de l’aéroport tout proche ou assurent la garde d’un entrepôt de munitions », explique le Bernois.

Les quelque 40 militaires que compte la section ont été répartis en quatre groupes. La séquence d’exercice est placée sous la conduite du sgtm chef Viviane Schaaf (29 ans), qui assume le rôle de cheffe de section. Elle présente le scénario de l’exercice : « L’Europe étant touchée par une période de sécheresse, l’Armée suisse doit assurer l’approvisionnement en eau de notre pays. » Et précise le contexte : la lutte pour les matières premières a commencé, des réfugiés en provenance du Sud affluent dans les pays du Nord, des troubles éclatent un peu partout et il faut s’attendre à d’éventuels attentats. « Nous avons mis sur pied des postes de contrôle, et essayons de maintenir et de garantir l’exploitation dans le secteur d’attente », continue le sgtm chef Schaaf.

Le sergent-major chef Viviane Schaaf (à dr.) a été désigné cheffe de section pour l’exercice.
Le sergent-major chef Viviane Schaaf (à dr.) a été désigné cheffe de section pour l’exercice.

Le sgtm chef Avdimetaj prend quelques notes dans son journal de combat. Il aime participer au SFB et se rappelle tout particulièrement du cours alpin organisé en hiver à Andermatt. « Le matin, je n’ai pas de problème à me lever, car j’aime mon job ! », souligne-t-il. Selon lui, l’école de sous-officiers était dure mais passionnante. « J’aime le contact avec les gens et je trouve intéressant, par exemple, d’observer l’évolution des recrues, du premier jour jusqu’à la fin de leur ER. » En tant que futur sous-officier de carrière, il a fait le bon choix : que ce soit en tant qu’instructeur auprès des recrues ou des cadres de milice, ou encore en tant que membre d’un état-major, de nombreuses portes lui sont ouvertes.

Le sgtm chef Schaaf arrive à la table des deux gardes, donne brièvement ses instructions à la relève et assigne Avdimetaj et Crettenand à la surveillance des véhicules stationnés sur un parking voisin. Après l’ESCA, le sgtm chef Avdimetaj retournera à Bière. Il s’en réjouit et ce n’est pas seulement parce qu’il connaît l’endroit. Dans le canton de Vaud, il sera de nouveau un peu plus près de chez lui, de son épouse et de leur fille qui vient de naître.