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Exercice de troupe ARATRO-17

Célébration des 50 ans de la place d'armes de Bure, exercice de bataillon : le bat méc 17 n'a pas chômé lors de son cours de répétition 2018 !

11.07.2018 | Br méc 1

Visite du Chef du Commandement des Opérations, le Commandant de Corps Aldo Schellenberg

 

Le bataillon mécanisé 17, commandé par le lieutenant-colonel EMG Pierre-Olivier Moreau, a réalisé une prestation remarquable lors des deux journées de célébration des 50 ans de la place d’armes fédérale de Bure. Ils ont reçu à cette occasion nombre de louanges et de félicitations. Le samedi 16 juin, près de 8'000 visiteurs sont venus visiter les stands de présentation du bataillon, ainsi que les partenaires locaux du réseau national de sécurité.

Le jour suivant, les 600 soldats du bataillon entrent en service –un dimanche 17 juin– afin de se préparer, en quelques heures, à effectuer un exercice de bataillon : ARATRO-17. Alors que la troupe sort ses véhicules, distribue les munitions (de marquage) et effectue ses derniers préparatifs au combat, les cadres répètent le mécanisme de l’action. 

Le bataillon a reçu l’ordre de prendre une base de départ sur le Tcherteau avec l’ensemble de ses moyens. L’action est déclenchée à 14h00 et les premiers éléments gagnent leur emplacement moins d’une heure plus tard. L’échelon avancé de commandement s’installe sur le bord d’une route. A son bord, le commandant et son état-major s’aprêtent à conduire la prochaine action.

L’exploration, puis la compagnie de chars ALPHA s’élancent. Les grenadiers de chars de la compagnie CHARLIE ouvrent deux passages obligés à leur profit. A 16h00, l’objectif d’attaque est en vue. Les forces irrégulières de l’adversaire et quelques véhicules de reconnaissance n’ont guère retardé la manœuvre. L’attaque au travers de la forêt du Rondat sur le village de Nalé est joué deux fois avant que le bataillon ne reçoive une nouvelle mission.

Durant tout l’après-midi, alors que le commandant conduisait son action, l’état-major bataillonnaire complétait ses planifications prévisionnelles. Désormais, l’une de celles-ci se précise et sera déclenchée le lendemain matin à l’aube. Cela signifique qu’alors que le bataillon consolide sa position, sur son secteur d’attente, en garantissant simultanément la garde et l’entretient de ses engins et appareils, une nouvelle donnée d’ordres a lieu au milieu de la nuit. La nouvelle action, une contre-attaque en direction du Nord, doit débuter dès 8 heures le lendemain. Cette attaque est entraînée à quatre reprises, jusqu’à ce que la vitesse d’exécution et la coordination entre les moyens soient satisfaisantes. 

L’engagement des armes d’appui et la concentration des feux par les équipages de chars ont fait beaucoup de progrès au cours des deux jours d’exercice. Le bataillon doit encore améliorer l'emploi de sa section d’explorateurs, qui doit permettre de se préserver des surprises et de déceler les points faibles dans les défenses de l’adversaire – pour mieux les exploiter. L’année prochaine, sur les places de tir alpines, sera l’occasion d’améliorer la technique de combat des unités de feu. D’ici là, l’image de la charge d’ALPHA et de CHARLIE resteront gravées dans les mémoires et dans les consciences. Un bataillon mécanisé n’est pas engagé pour réussir un match nul. Lorsqu’il est engagé c’est pour rompre, bousculer l’adversaire, le contraindre à se replier. En un mot : gagner.

Colonel EMG Alexandre Vautravers
Commandant en second de la brigade mécanisée 1

Brigade mécanisée 1