«Nous ramassons tout»
Tous les deux ans, des militaires effectuent une opération de ramassage sur les places de tir Säntisalpen et Toggenburg. Une soixantaine de spécialistes alpins et de l’élimination des munitions non explosées ont été engagés du 21 au 25 août. La direction de l’engagement pour l’opération de ramassage « SÄNTIS23 » était assurée par le commandement de l’organe de coordination 4 / division territoriale 4. Environ sept tonnes de restes de munitions et de déchets civils ont été collectées. Des mini-drones ont été utilisés pour la première fois.
Environ sept tonnes de restes de munitions et de déchets civils ont été ramassées à la main par 60 militaires pendant cinq jours dans le terrain alpin. Les objets collectés ont ensuite été transportés par des hélicoptères de l’armée vers un dépôt situé près du col de la Schwägalp et éliminés dans les règles de l’art. « En outre, les spécialistes DEMUNEX ont pu faire sauter 35 ratés sur place cette année et les rendre ainsi inoffensifs », a résumé l’adjudant-major Christian Wildermuth du commandement de l’organe de coordination 4. Il est important de savoir que de telles opérations de ramassage sont régulièrement menées sur de nombreuses autres places de tir de l’Armée suisse.
Un travail important et difficile
En présence de représentants des autorités et des médias, les militaires participant à l’engagement « SÄNTIS23 » ont pu présenter leur travail le 24 août. Plusieurs spécialistes alpins ont par exemple montré la procédure utilisée pour enlever les restes de munitions et les déchets dans un éboulis escarpé. Pour garantir la sécurité des personnes impliquées, des guides de montagne et des spécialistes DEMUNEX sont toujours sur les lieux lors de tels travaux. Une patrouille sanitaire accompagnée d’un médecin se trouve également à chaque fois à proximité. Lors de la présentation, le public a pu se rendre compte par lui-même à quel point le travail sur un terrain glissant avec de grands sacs en jute utilisés pour ramasser les restes de munitions et les déchets est éprouvant. Le commandant de l’organe de coordination 4, le colonel Markus Krucker, a déclaré à ce propos : « Nous ramassons tout ! Notre engagement est d’une part en faveur de la collectivité ainsi que de la préservation du précieux paysage naturel, et d’autre part, il est du devoir et de l’honneur de l’armée de prendre soin de ses places ».
Dynamitage contrôlé et utilisation de mini-drones
Un spécialiste DEMUNEX a fait une démonstration sur place de la manière dont les ratés sont explosés de manière contrôlée et rendus inoffensifs. Ce qui a été un événement pour les représentants des autorités et des médias constitue pour les militaires et les civils vivant à proximité de la place de tir la garantie que le terrain est autant que possible exempt de substances potentiellement dangereuses.
Environ 35 ratés ont pu être détectés et détruits par les cinq spécialistes DEMUNEX impliqués dans l’opération de cette année. Pour ce faire, des mini-drones ont été utilisés pour la première fois, car ils sont bien adaptés à l’examen d’une crête impraticable, à la « prise de vue » sans risque des endroits potentiellement dangereux et au balayage de la zone de sécurité avant l’explosion proprement dite, de sorte qu’aucune personne ni aucun animal ne se trouve dans le rayon de danger. Les mini-drones sont équipés d’une caméra normale à haute résolution et d’une caméra thermique.
Un appui aérien important
Trois pilotes d’hélicoptère et quatre assistants de vol de l’Armée suisse ont fourni, à l’aide de deux EC635 et un Super Puma, de précieux services de transport pendant l’opération de ramassage au pied du Säntis. Les 20 heures de vol effectuées contribuent à la richesse de l’expérience des spécialistes impliqués ainsi qu’à la propreté et à la sécurité des places de tir Säntisalpen et Toggenburg.





