Les pompiers du Gothard - entre dévouement et efficacité
Le Centre d'intervention du Gothard est le premier sur place lors d'une urgence. 24 heures sur 24, 365 jours par an, les pompiers professionnels de l'Armée suisse assurent les secours dans le plus long tunnel routier de Suisse.
« Quand on est pompier, on le fait avec le cœur » déclare Beat Walther, suppléant commandant du service de lutte contre les sinistres du Gothard. Régulièrement, le tunnel du Gothard est sujet à des accidents routiers, ou comme récemment lors du déraillement d'un train, à des accidents ferroviaires. L'intervention des différentes brigades de pompiers du centre logistique de l'armée de Monteceneri est primordiale pour assurer la sécurité en cas de sinistre.
Une mobilisation rapide
Le massif du Gothard est un lieu central et reculé à la fois. Sur le versant sud par exemple, le premier service de lutte contre le feu, situé à Biasca, est à 35 minutes en voiture. Trop loin, lorsqu'une vie est en jeu. Installés aux deux extrémités du tunnel, les hommes du feu du CIG sont donc les premiers à pouvoir intervenir en cas d'urgence.
Quand l'alarme retentit, ils ont exactement 120 secondes pour partir avec les véhicules. Comme l'explique Beat Walther, « le délai d'intervention est très court car le tunnel fait 17km de long, nous devons à tout prix agir vite en évitant de provoquer un suraccident ». Une fois sur le lieu du sinistre, ils sécurisent la zone, prennent en charge les blessés ou s'attaquent à l'incendie, avant l'arrivée des secouristes, de la police ou de la REGA.
Prendre les bonnes décisions
Pour pouvoir faire les gestes justes au bon moment, les pompiers du CIG entraînent encore et encore les différents scénarios possibles. La parfaite cohésion du groupe joue également un rôle non négligeable. Leur plus grand défi consiste à prendre les bonnes décisions rapidement, tout en veillant à la sécurité de tous. Chaque intervention est suivie d'un débriefing pour discuter des éventuels points à améliorer.
Incendies, accidents de la circulation, fuite d'hydrocarbures mais aussi véhicules en panne, les tâches du CIG sont variées. Lors des bouchons, les pompiers gèrent le trafic, en collaboration avec la police. Ils contrôlent aussi les deux portails thermiques, une aide précieuse pour détecter les véhicules dont la température est trop élevée avant leur entrée dans le tunnel.
L'été reste une saison particulièrement délicate pour le CIG, avec le risque de surchauffe des véhicules et l'augmentation conséquente du trafic en raison des vacances et week-ends prolongés. Avec un trafic journalier moyen d'environ 17'000 véhicules, les pompiers du CIG se tiennent donc prêts à intervenir à tout moment avec rapidité et efficacité.
