Fin de la BAC et début du commandement Cyber
Cyber et numérisation sont sur toutes les lèvres. Mais que signifient ces mots-clés pour l’armée ? Ce domaine se trouve en pleine mutation : la BAC sera dissoute, passant d’un fournisseur central de prestations informatiques à un commandement militaire axée sur les engagements, le commandement Cyber, qui prendra la relève le 1er janvier 2024. Mais quelles seront ses activités ? Qu’entend-on au juste par cyber ? CONNECTED, un événement majeur qui se déroulera du 16 au 20 août, vous aidera à comprendre ce changement.
L’histoire de la Base d’aide au commandement (BAC) s’achève après dix-neuf ans. Issue de la Division principale informatique du DMF et de parties du sous-groupe de l’aide au commandement, la BAC a commencé en 2004 ses activités de fournisseur central de prestations informatiques en revêtant le statut d’office fédéral. La numérisation et les progrès techniques ont gagné en complexité. Les exigences auxquelles doit satisfaire une équipe forte de quelque 800 hommes et femmes et le nombre de projets et de systèmes ont pris des proportions considérables. Pour exploiter les infrastructures et mettre en place de nouveaux systèmes, l’informatique a acquis une dimension de premier ordre qui lui confère aujourd’hui une place très importante dans la protection des infrastructures contre des cybermenaces. Le défi à relever est devenu de plus en plus difficile à mesure que les systèmes civils et militaires étaient toujours plus imbriqués.
Avancer «au petit bonheur la chance», c’est fini
La BAC ne répondait plus aux exigences qu’on lui imposait et n’aurait pas pu y répondre non plus dans les conditions-cadres actuelles. C’est pourquoi en 2016 on a pris la décision de dissocier l’informatique civile et militairepuis de dissoudre la BAC pour faire place à une nouvelle entité : le commandement Cyber.
Depuis mai 2021, l’équipe de projet du commandement Cyber travaille sur la structure de ce nouveau commandement militaire. Ils ont commencé sur un terrain vague, ce qui présentait des avantages. Et pour reprendre les termes du divisionnaire Alain Vuitel : Nous ne pouvons plus avancer « au petit bonheur la chance » dans le commandement Cyber. Nous devons nous engager sur de nouvelles voies et trouver des solutions pour que l’armée puisse subsister dans cet environnement.
Des paroles pleines de sagesse, mais comment le commandement Cyber s’y prend-il ? Il se concentre sur sa mission première : protéger les prestations critiques axées sur l’engagement en faveur de l’armée et de ses partenaires, ce qui confère à l’Armée suisse un temps d’avance sur le plan des connaissances et de la prise de décision. Cette mission constitue le point névralgique de l’armée. En effet, peu de choses fonctionnent actuellement sans cyber, sans informatique, sans liaisons ni données.
Le 1er janvier 2024, le commandement Cyber deviendra un office fédéral. Sur le plan opérationnel, il travaille déjà comme tel aujourd’hui. Cette création peut être considérée comme une vraie révolution ; en effet, cela fait 110 ans, depuis l’apparition des Forces aériennes, que l’armée n’avait plus fait de pas en avant comparable.
Vivre de tout près le cyber et la numérisation
Le cyber et la numérisation dans l’Armée suisse vous seront présentés de manière claire et compréhensible lors de l’événement majeur CONNECTED. Quel rôle joue le commandement Cyber pour la sécurité de la Suisse ? Quelle instruction doit suivre un soldat pour devenir un spécialiste cyber ? Pourquoi la sensibilisation est-elle si importante ? Avec quels partenaires l’armée travaille-t-elle dans ce domaine et où en est-on dans le domaine de la numérisation ? Pour le savoir, venez à la plus grande exposition de l’armée depuis des années, qui se tiendra du 16 au 20 août sur la place d’armes de Kloten-Bülach.
