Exercice « Common Roof 23 » : une coopération réussie avec l’Allemagne et l’Autriche
À la mi-octobre, l’Armée suisse s’est exercée à l’exploitation de réseaux d’information et de communication pendant une catastrophe naturelle fictive. L’exercice « Common Roof 23 » était mené conjointement par des militaires suisses, autrichiens et allemands.
Le scénario de l’exercice commun « Common Roof 23 » portait sur un séisme fictif dans la région du lac de Constance, causant de graves dégâts aux infrastructures civiles et aux équipements de télécommunication. Conséquences : des déraillements de trains, des coupures d’électricité et une vive inquiétude dans la population. Une partie de l’Armée suisse a été convoquée en renfort.
Une réaction rapide est attendue des autorités et des forces armées des pays concernés. Pour contrôler la situation, elles doivent établir un réseau sûr afin de permettre l’échange d’informations et de données. L’exercice « Common Roof 23 » était centré sur la mise en place et l’exploitation d’un tel réseau.
Un exercice réaliste
Pour que l’exercice soit le plus réaliste possible, un réseau entièrement séparé a été créé. Cet environnement d’exercice a permis de simuler différentes pannes et de rendre possible la rédaction des messages sur la catastrophe environnementale et leur envoi au fur et à mesure au centre de services, qui disposait aussi d’autres tableaux de bord pour dresser l’image de la situation. « Nous nous entraînons aux différentes possibilités d’échanger des informations entre pays. Car la communication est une capacité essentielle », explique un soldat de milice qui participe à l’exercice.
La gestion centrale des services permet de traiter en continu les messages entrants au sujet des perturbations et d’en assurer la coordination. La direction de l’exercice a simulé des erreurs plus ou moins conséquentes, allant des problèmes de connexion au réseau à la panne complète de la liaison entre les différents sites internationaux.
Si celle-ci est coupée, il est possible de recourir à une liaison par satellite, qui bénéficie elle aussi d’une redondance grâce à la radio à haute fréquence.
Un succès pour la coopération
L’exercice s’est déroulé aussi bien en Suisse qu’en Allemagne et en Autriche. Une cinquantaine de personnes était mobilisée à Berne, dont des militaires allemands et autrichiens. L’entraînement avec les pays voisins est d’autant plus important que les catastrophes naturelles ne connaissent pas de frontières.
Un flux d’informations constant
Les incidents sont traités et coordonnés par le centre d’assistance selon le principe de tickets, la priorité étant de gérer le flux constant d’informations et d’assurer la communication entre les différents services qui les traitent. Les militaires doivent être capables d’identifier les pannes et de les classer correctement. Une gestion des processus fonctionnelle est donc essentielle.
Un contrôle rigoureux
Tous les processus et tous les systèmes ont été soumis à un test de résistance pendant l’exercice. La direction suisse de l’exercice assurée par le projet de commandement Cyber est très satisfaite des résultats. « L’exercice s’est bien passé cette année aussi. Nous avons pu faire des expériences et en tirer de précieuses leçons. L’Armée suisse de milice a de nouveau fait la démonstration de son efficacité. »


