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Près de 2500 places d’hébergement de l’armée utilisées par le Secrétariat d’État aux migrations

L’armée soutient au mieux le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) en hébergeant des réfugiés et des requérants d’asile. Pour ce faire, elle met actuellement neuf bâtiments à disposition. Elle continuera de le faire dans la mesure de ses possibilités, sans pour autant compromettre sa disponibilité opérationnelle et sa mission.

31.10.2022 | Communication Défense, Roland Studer

En guise de logement pour les réfugiés et les requérants d’asile, l’armée met notamment la salle polyvalente de la place d’armes d’Emmen (LU) à la disposition du SEM.
En guise de logement pour les réfugiés et les requérants d’asile, l’armée met notamment la salle polyvalente de la place d’armes d’Emmen (LU) à la disposition du SEM.

Le SEM estime qu’à la fin du mois d’octobre 2022 près de 68 000 personnes ont fui l’Ukraine à destination de la Suisse et obtenu le statut de protection S. Il prévoit également jusqu’à 24 000 demandes d’asile en procédure ordinaire.

Il faut donc loger ces personnes en quête de protection sur les moyen et long termes. Durant l’enregistrement et la procédure d’asile, c’est le SEM qui s’occupe, sur mandat de la Confédération, de l’hébergement à moyen terme. Il organise les logements nécessaires et se charge de l’équipement ainsi que de l’exploitation. La tâche de l’hébergement à long terme incombe par contre aux cantons.

Près de 2500 places d’hébergement de l’armée aménagées

En 2016, lorsque la Confédération et les cantons se sont penchés ensemble sur un plan d’urgence dans le domaine de l’asile, le DDPS s’est engagé à soutenir le SEM en mettant à disposition des logements. Pour ce faire, l’armée fournit à court terme et pour une durée limitée autant de places d’hébergement que possible. À l’heure actuelle, elle prête neuf bâtiments au SEM, qui y a aménagé environ 2500 places et en a prévu d’autres.

Font partie de cette infrastructure militaire les salles polyvalentes des places d’armes [pour le moment Bure (JU), Chamblon (VD), Emmen (LU), Gossau (SG), Schönbühl (BE) et Thoune (BE)], la halle à véhicules à Brugg (AG) ainsi que les cantonnements du Glaubenberg (OW) et des Rochats (VD). En outre, l’armée mettra à disposition du SEM une partie de la caserne de Bülach pendant quatre semaines en décembre 2022, avant le début des écoles de recrues en janvier 2023.

La Confédération et les cantons peuvent bénéficier de l’infrastructure militaire dont le SEM n’a pas besoin. En ce moment, le canton de Lucerne utilise par exemple le cantonnement de l’Eigenthal. L’armée a prévu d’autres objets, principalement des salles polyvalentes.

Nombre limité de logements de l’armée

L’armée ne peut toutefois proposer qu’un nombre limité de logements militaires pour les raisons listées ci-après.

  • Elle doit toujours être opérationnelle et remplir sa mission. Pour ce faire, elle a besoin d’un certain nombre d’infrastructures, en particulier pour l’instruction. Elles peuvent être aussi utilisées à des fins d’engagements de sûreté. Tel a été le cas cette année pour le Forum économique de Davos, la Conférence sur la reconstruction de l’Ukraine à Lugano ou le Congrès sioniste à Bâle.
  • Les casernes sont parfois occupées plusieurs semaines par la troupe. Elles peuvent difficilement être libérées et ne sont pas utilisables à long terme. Pour le SEM, elles ne servent donc en principe pas de centres d’hébergement.
  • Durant la majeure partie de l’année, l’armée a partiellement besoin de son infrastructure pour instruire la milice dans les écoles de recrues, les écoles d’officiers et lors des cours de répétition.
  • Les militaires de carrière occupent et utilisent aussi en partie l’infrastructure.

Opérationnelle et performante en tout temps

Malgré tout, l’armée vérifiera toujours si et combien elle peut fournir de places d’hébergement supplémentaires, au moins provisoirement, quand le SEM en fera la demande. Elle en mettra à disposition du SEM dans la mesure de ses possibilités, tout en continuant de garantir sa disponibilité opérationnelle et d’assumer sa mission.
 


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