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Soldats d'hôpital: Toujours là quand on a besoin d'eux

Dans la vie, il est logisticien, à l'armée, il est soldat d'hôpital. Ergün Aslan et ses camarades sont toujours là quand l'armée ou le système de santé civil ont besoin d'eux.

26.10.2021 | Communication Défense, Nathalie Hesse

Ergün Aslan, soldat sanitaire.
Ergün Aslan, logisticien de profession, est toujours là quand on a besoin de lui et de ses compétences en tant que soldat d'hôpital. ©Severin Leber, helfen helfen® Schweiz

Ergün Aslan, 21 ans, soldat sanitaire et logisticien

Je suis logisticien de profession et depuis janvier 2021, je suis également soldat sanitaire en service long. En tant que soldat sanitaire, je suis un lien entre la santé militaire et la santé publique civile. Nous garantissons que les établissements de soin militaires et civils soient opérationnels, même en cas de crise, de catastrophe ou de guerre. Plus précisément, je suis responsable des soins de base des patients. Je surveille et documente leur état et je fais un rapport à ce sujet lors de leur visite chez le médecin.

En ce moment, à cause de la pandémie, je suis traceur de contacts au Centre médical régional de l'Armée, le CMR, à Wangen an der Aare (BE). Je reçois les patients, des recrues et des militaires professionnels, et je prépare les tests rapides PCR. Si quelqu'un est testé positif, je le contacte. S'il a eu des contacts avec des civils, je les signale à l'autorité compétente.

L'armée m'a transformé. Et cela plus que je ne le pensais.

Ergün Aslan, 21 ans, soldat sanitaire

Au début, je trouvais l'école de recrues stressante. Tout était nouveau pour moi, et la pandémie n'a pas aidé. Je devais porter des masques toute la journée, j'étais en contact avec des personnes potentiellement malades, infectées ou blessées. J'avais donc peur de ramener le virus à la maison et d'infecter ma famille et mes amis. De plus, le sang, les plaies ouvertes, les personnes effrayées qui ont besoin d'être rassurées étaient des aspects inconnus de mon travail à l'époque. Comme dans toute profession, il y a des bons et des mauvais jours. Mais nos conditions de travail sont bonnes. Le principe des quatre yeux s'applique ici plus que partout ailleurs, et le travail d'équipe est central. Nous travaillons toujours en équipe : mes camarades et moi, plus le médecin. Chaque duo a un rôle spécifique. Par mesure de précaution, un double contrôle est également effectué.

J'ai appris pendant cette période que la confiance et la patience sont importantes pour ce travail. Le plus important dans cette fonction et dans cette profession est de garder la tête froide et de prendre toutes les décisions correctement. Mes expériences dans l'armée m'ont encouragé à embrasser une profession médicale. Après mon service militaire, j'aimerais suivre une formation de secouriste. Qui aurait pensé que la situation sanitaire dans le monde se détériorerait autant au moment de mon engagement ? J'ai décidé d'accepter ce poste. Je ne le regrette pas, malgré la situation actuelle.

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Ergün Aslan, soldat sanitaire.
L'armée offre à ses soldats une formation solide et professionnelle. Ils peuvent également l'utiliser dans la vie civile en cas de besoin. ©Severin Leber, helfen helfen® Schweiz