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Exercice de vols à basse altitude pour les pilotes en devenir

Comme chaque année, une nouvelle volée de futurs pilotes militaires s'entraîne actuellement à la navigation et au vol à basse altitude sur des hélicoptères EC635. Ces entraînements peu-vent provoquer des nuisances sonores pour la population environnante. Ils sont néanmoins indispensables aux pilotes pour faire les bons gestes si la situation l'exige.

14.10.2021 | Communication Défense, Nathalie Hesse

Les entraînements à basse altitude sont indispensables pour que les pilotes puissent gérer en toute sérénité et confiance des situations critiques.
Les entraînements à basse altitude sont indispensables pour que les pilotes puissent gérer en toute sérénité et confiance des situations critiques. ©VBS/DDPS, Pablo Wünsch

Depuis le 22 septembre 2021, certains habitants de Suisse orientale, du Jura bâlois et du Mitteland peuvent observer avec surprise des hélicoptères militaires EC635 voler à basse altitude. Il ne s'agit pas d'opérations de recherche d'une personne disparue, mais bien d'entraînements pour cinq futurs pilotes militaires. Ceux-ci achèvent actuellement leur formation en navigation et en vol à basse altitude.

La navigation à basse altitude, une étape essentielle du cursus de pilote militaire

Après avoir réussi avec succès le cours SPHAIR et la sélection en vol, tous les futurs pilotes militaires suivent une formation de base de six mois sur PC7, puis une formation de pilote de ligne d'un an. Après avoir été affectés à la division appropriée, transport aérien ou défense aérienne, les futurs pilotes d'hélicoptère commencent leur formation d'environ deux ans sur l'hélicoptère EC635. Dans le cadre de leur cursus, les futurs pilotes militaires doivent s'entraîner à différents types de vol: le vol en montagne, le vol aux instruments, le vol de fret et la navigation à basse altitude.

Des vols particulièrement exigeants

Avec la navigation à basse altitude, les futurs pilotes apprennent à orienter et déplacer l'hélicoptère à une altitude comprise entre 50–100 m au-dessus du sol. A cette altitude, les obstacles sont multiples: lignes à haute tension ou antennes par exemple. En outre, aussi près du sol, la marge d'erreur dans les manœuvres est très faible. C'est pourquoi ces vols sont exigeants et demandent une grande dextérité.

Le vol à basse altitude a également des objectifs tactiques. Premièrement, il s'agit d'éviter toute exposition visuelle et de rester en-dessous de la couverture radar afin de ne pas être détecté par la partie adverse. Deuxièmement, il faut pouvoir éviter et contourner le plus rapidement possible les dangers et les menaces reconnus.

Des entraînements nécessaires pour être prêt en cas d'urgence

Les pilotes doivent être maîtres de leur machine en tout temps, même en cas d'urgence. Que ce soit face à des menaces tactiques, durant des opérations de sauvetage ou lors de mauvais temps, ils doivent pouvoir contrôler leur appareil à basse altitude en toute sécurité. Dans ce cas précis, il se peut que des manœuvres d'évitement provoquent des changements brusques de trajectoire ou que les hélicoptères apparaissent de manière soudaine et surprennent la population. Pendant la préparation au vol et surtout pendant les vols, la plus grande importance est accordée au facteur environnemental et il en est tenu compte dans la mesure du possible. Ces entraînements peuvent provoquer des nuisances sonores mais sont néanmoins indispensables pour que les pilotes puissent gérer en toute sérénité et confiance des situations critiques.