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Logistique informatique en temps de coronavirus

Au printemps dernier, pendant le semi-confinement, il était recommandé aux collaborateurs et collaboratrices du DDPS de travailler à domicile dans la mesure du possible. Un défi de taille pour le centre de maintenance et de réparation (Maintenance and Repair Center, MRC) de la Base d’aide au commandement, qui est chargé d’assurer la livraison du matériel informatique.

27.01.2021 | Communciation Défense, Kristelle Plüss et Anna Muser

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En cas de problème urgent, le MRSC a assuré des livraisons et un support à domicile pendant le semi-confinement. © VBS/DDPS, Sina Guntern

La situation extraordinaire au printemps dernier a pris de court le centre de maintenance et de réparation de la BAC (Maintenance and Repair Center, MRC), comme bien d’autres. La recommandation de travailler à domicile s’est traduite par une hausse sensible des demandes en matériel informatique tel que casques, ordinateurs portables et appareils pour conférences téléphoniques. Visant la rapidité et l’efficacité, le MRC a même assuré des livraisons et un support à domicile en cas de problème urgent.

Savoir s’adapter pour être efficace

Pour être en mesure de continuer à fournir ses prestations, le service a adapté durant quelques semaines son rythme de travail par tranches de demi-journées : un premier groupe réceptionnait ainsi le matériel rendu et les commandes des clients, tandis que le deuxième assurait l’envoi du matériel et la maintenance. Ce système a aussi permis d’augmenter le nombre d’heures où l’équipe était sur place pour effectuer les tâches qui ne peuvent pas l’être à domicile. Afin d’assurer la sécurité des collaborateurs du MRC, l’accès aux locaux était interdit aux externes durant le semi-confinement.

Au début, assurer la communication et la coordination entre les deux groupes a constitué un réel défi. Les collaborateurs ont dû rapidement intégrer les nouveaux rythmes de travail tout en garantissant le transfert de savoir. Theodor Müller, chef du domaine Maintenance, Repair and Service Center (MRSC), dont dépend le MRC, est très satisfait de la capacité d’adaptation de chacun. « L’équipe a fait preuve d’une forte résilience et nous nous sommes réjouis de voir que la communication entre les deux groupes fonctionnait si bien », déclare-t-il.

À l’épreuve du feu

Vu le nombre de demandes, les stocks ont très rapidement diminué au début du semi-confinement. Parallèlement, l’équipe du MRC a dû attendre à plusieurs reprises avant de recevoir ses propres commandes, la situation étant la même dans d’autres entrepôts européens. Pour pallier immédiatement cette situation, certains appareils n’ont donc plus été distribués pendant quelque temps. « Cela nous a permis de reconstituer le stock et de définir les priorités », explique Theodor Müller. Grâce à l’engagement du MRC, la Base d’aide au commandement a prouvé qu’elle ne recule devant aucun effort pour garantir ses prestations même en temps de crise.

Mesures prises par le MRC

Au mois de mars, les six collaborateurs du MRC et leur hiérarchie se sont répartis en deux groupes de travail autonomes. Durant les semaines suivantes, ils se sont relayés pour assurer le service du matin et de l’après-midi. Le but était de prévenir que les membres d’une équipe contaminent l’autre et, en cas de maladie, de garantir la relève. En effet, l’emballage et l’envoi des appareils informatiques, mais aussi leur réception et leur maintenance doivent toujours être assurés, même durant la crise.

Capacités en situation extraordinaire

Pendant la deuxième vague de coronavirus, l’équipe a aussi dû gérer un engagement spécial. La smartcard du commandant des Forces aériennes s’étant bloquée suite à une défaillance technique, deux collaborateurs du MRSC se sont rendus en soirée sur la base aérienne d'Alpnach pour régler rapidement la chose. Alors qu’ils étaient en train de trouver une solution au problème, le disque dur de l’ordinateur a décidé de rendre l’âme. Il a donc encore fallu, le soir même, livrer un appareil de remplacement au domicile du commandant, une urgence qui aura occupé les spécialistes du MRSC pendant environ cinq heures. La qualité de leur engagement a d’ailleurs été saluée par le commandant des Forces aériennes.