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Apprendre de ses erreurs

De nombreuses collaboratrices et de nombreux collaborateurs civils de l’administration militaire ont aussi participé à l’engagement Corona 20. Pendant plusieurs mois, ils ont fourni des prestations indispensables à l’engagement de la troupe. Les possibilités de communication numériques initialement limitées et le manque de personnel en raison de l’engagement de nombreuses collaboratrices et de nombreux collaborateurs dans l’armée de milice ont posé des défis supplémentaires à l’organisation civile.

03.11.2020 | Communication Défense, Eve Hug

Badge Etat-major de l’armée
Badge Etat-major de l’armée (Photo: VBS/DDPS, Yves Baumann)

Pendant la première vague de la pandémie de Covid-19, les tâches principales de l’administration militaire gérée par des collaboratrices et collaborateurs civils consistaient, d’une part, à garantir la fourniture des prestations pour les troupes en engagement. D’autre part, elle devait veiller à ce que les écoles de recrues puissent se poursuivre dans le respect des prescriptions d’hygiène et des recommandations de protection émises par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Il s’agissait également de garantir la capacité à durer et la disponibilité opérationnelle du personnel et de leurs unités administratives nécessaires à l’engagement de l’armée.

Soudainement en télétravail

D’un jour à l’autre, il a fallu trouver des solutions pour travailler hors site en maintenant la collaboration et la sécurité des données. Rapidement, des potentiels d’amélioration ont pu être identifiés : les possibilités numériques n’avaient jusqu’alors pas été épuisées dans l’administration militaire, par exemple pour le travail en réseau à partir d’emplacements mobiles. Pour permettre des séances et rapports virtuels, la Base d’aide au commandement (BAC) en collaboration avec l’Office fédéral de l’informatique et des télécommunications (OFIT) a augmenté et étendu les capacités de certains systèmes, notamment de Skype et de l’accès à distance Broadband. Ainsi, jusqu’à 7000 collaboratrices et collaborateurs du Groupement Défense, soit trois quarts de l’effectif de l’administration militaire, ont pu travailler simultanément depuis chez eux.

Santé au travail

Là où il n’était pas possible d’effectuer le travail à domicile, des adaptations des infrastructures et du matériel ont été entreprises en peu de temps afin de pouvoir mettre en œuvre les règles d’hygiène et les mesures de protection recommandées par l’OFSP sur le lieu de travail. Des masques de protection et des produits de désinfection ont par exemple été distribués. Des systèmes de fléchage ont été installés dans les bureaux et cafétérias pour permettre le maintien de la distance de sécurité de deux mètres entre collaborateurs sur le lieu de travail.

Une personne – deux fonctions

Parmi les faiblesses identifiées au niveau de l’organisation, il est ressorti que des fonctionnaires clés de l’administration militaire, en raison de leur incorporation dans l’armée de milice, ont dû rejoindre, au printemps dernier, une formation d’engagement de l’armée et exercer simultanément deux fonctions. En cas de mobilisation, ces collaborateurs font donc défaut dans l’administration civile. C’est pourquoi il faut élaborer un concept pour les militaires de carrière et employés fédéraux contenant des directives pour l’occupation de fonctions clés. L’objectif est qu’en cas d’engagement, la fonction professionnelle et la fonction de milice ne se fassent pas concurrence. Cette mesure a déjà été prise et ordonnée dans le cadre de l’évaluation de l’engagement de l’armée.

Écueils du droit civil du travail

Pendant la première vague de Covid-19, de nombreuses collaboratrices et de nombreux collaborateurs spécialisés de l’administration militaire ont dû travailler nettement plus longtemps que ce qu’autorise le droit du travail. À cela s’ajoute le fait que, à de nombreuses fonctions civiles essentielles pour assurer l’engagement, il y avait certes une suppléance organisée mais seulement à titre subsidiaire, en plus des responsabilités propres de la personne qui en assumait la charge. La capacité à durer dans une crise où les journées de travail sont plus longues que d’habitude sur une période prolongée ne va pas de soi dans certains domaines. Par conséquent, les profils de postes et les contrats de travail des éléments de l’administration militaire essentiels pour l’engagement ont dû être adaptés. Pour les fonctions clés, il s’agit de mettre sur pied des suppléances appropriées. Il a également été examiné quelles collaboratrices ou quels collaborateurs devraient être « militarisés » en cas d’engagement de longue durée.

Bilan positif

Malgré les potentiels d’amélioration identifiés, la capacité opérationnelle et de conduite de l’armée a pu être assurée sur toute la durée de l’engagement. Les activités administratives et les projets ont pu se poursuivre en parallèle. Les faiblesses de l’administration militaire ont été identifiées et des mesures d’amélioration correspondantes ont été mises en œuvre dans de nombreux domaines, ou encore leur application a été recommandée au commandement de l’armée. Dans la mesure du possible, le travail mobile sera favorisé de façon ciblée aussi après la période du Covid-19 et les entretiens en présence seront remplacés par des télé-/vidéoconférences. Outre l’aspect écologique, la suppression des longs trajets pour se rendre au travail permet d’augmenter l’efficacité de l’administration militaire.

News


Rétrospective: Engagement «CORONA20» (février à juin 2020)


Coronavirus : un an déjà


Communiqués de presse

FAQ

Questions actuelles

Oui. C’est fondamental : l’armée doit pouvoir continuer à remplir ses tâches et à maintenir la disponibilité nécessaire indépendamment de la situation liée à la pandémie. Ceci n’est possible que si les écoles de recrues, les cours et les stages de formation ainsi que le recrutement sont maintenus. L’armée évalue en continu l’évolution de la situation actuelle et prend des mesures pour endiguer la propagation du coronavirus.

Principe

Selon le règlement de service de l’armée (RSA ; RS 510.107.0), l’obligation de servir comprend les devoirs hors du service (comme les tirs obligatoires), le service d’instruction (ER, CR, etc.), le service de promotion de la paix, le service d’appui et le service actif.

  • Service d’instruction
    En situation normale, tous les militaires sont tenus, selon leur grade, d’accomplir un certain nombre de jours de service d’instruction. Celui-ci comprend les écoles de recrues, les cours de répétition annuels ainsi que la participation aux stages, cours, exercices et rapports. L’ordonnance sur les obligations militaires (OMi ; RS 512.21) fixe le nombre de jours à accomplir.
  • Services de promotion de la paix
    Les engagements de promotion de la paix à l’étranger sont des services volontaires, menés sur la base d’un mandat de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ou de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Tout militaire accomplissant un service de promotion de la paix est engagé sur la base d’un contrat de travail de droit public. Les jours de service effectués sont comptabilisés comme instruction axée sur l’engagement.
  • Service d’appui
    Lorsque les moyens civils ne sont plus suffisants pour accomplir une tâche d’importance nationale, l’armée peut être mobilisée pour apporter un appui aux autorités. Le service d’appui est un engagement de l’armée ; il ne sert pas à l’instruction des militaires, raison pour laquelle les jours accomplis en service d’appui ne peuvent que partiellement, voire pas du tout, être comptabilisés comme service d’instruction.
  • Service actif
    En cas de menace pour la sécurité nationale, l’Assemblée fédérale peut ordonner le service actif. Les troupes mobilisées pour le service actif sont assermentées. L’armée peut alors être engagée dans un service de défense du pays contre des menaces extérieures ou dans un service d’ordre pour faire face à des menaces graves contre la sécurité intérieure, comme le terrorisme.

Mesures de protection de l’armée

En cas de symptôme du Covid-19 avant l’entrée en service ou pendant le congé personnel, le mot d’ordre est : rester à la maison. Veuillez en informer par téléphone le commandant compétent et prendre contact avec votre médecin de famille. Vous êtes autorisé à entrer en service uniquement sur permission d’un médecin et devez préalablement en informer votre commandement.

Pour toute question, les militaires peuvent s’adresser au service médico-militaire même après leur service militaire (058 464 27 27 ou milazd.info@vtg.admin.ch). L’assurance militaire prend en charges les frais de traitement qui surviennent après le service pour autant que le lien entre la maladie et le service militaire puisse être démontré.

Tous les soldats et cadres sont informés avant leur entrée en service de la situation actuelle liée au coronavirus, du concept de protection et des mesures appliquées. Si le service dure cinq jours ou davantage, les militaires sont soumis au test du Covid-19 à leur entrée en service. Quiconque tombe malade pendant le service – malgré toutes les mesures de précaution prises – est isolé de la troupe et confié à la surveillance du médecin de troupe jusqu’à sa guérison complète.

L’armée assure les soins médicaux à ses militaires grâce au système de santé militaire. Compte tenu de leur âge, les militaires engagés ont peu de risque de développer des complications s’ils contractent le COVID 19. S’il devait toutefois se présenter un cas grave, l’armée est tributaire des soins intensifs dispensés par les hôpitaux civils (assistance respiratoire).

En règle générale, le militaire concerné peut se charger lui-même d’informer ses proches. Les proches sont donc en premier lieu informés par le militaire lui-même. En cas de nécessité, et en accord avec les Soins médicaux de base de l’armée, les proches peuvent aussi être informés par le commandant ou le médecin de troupe.

Est mise en quarantaine une personne qui n’est a priori pas malade. Il s’agit en l’occurrence de la séparer pour des raisons de sécurité. Une personne est en revanche isolée si elle présente des symptômes clairs ou si elle a été testée positive au COVID 19. La quarantaine sert à isoler des personnes ayant été exposées à un risque de contamination, mais qui ne sont pas malades ou ne présentent pas de symptômes (cas douteux, personnes fréquentées).

La quarantaine est une mesure ordonnée pour enrayer la propagation de maladies contagieuses. La mise en quarantaine est ordonnée par le médecin en chef, d’entente avec les autorités militaires. Conformément aux directives de l’OFSP, la mise en quarantaine pour le SARS-CoV 2 dure dix/sept jours. L’instruction peut tout de même être dispensée sous une forme adaptée à l’intérieur du périmètre défini de la quarantaine.

Les personnes malades ou infectées sont mises en isolement. Une personne en quarantaine qui tombe malade doit être mise en isolement à l’infirmerie, au Centre médical régional (CMR) ou dans un centre d’isolement de l’armée.

Le confinement est une mesure ordonnée pour enrayer la propagation de maladies contagieuses. Il est ordonné sur décision du personnel médical, sur la base des directives de l’OFSP.

Jours de service, indemnisation et congés

 

Plus précisément, les militaires reçoivent 80 % du revenu moyen acquis avant le service, mais un montant minimal de 62 francs par jour et maximal de 196 francs par jour. Les personnes faisant du service et qui ont un ou des enfants reçoivent en plus les allocations pour enfants, qui se montent à 20 francs par enfant. Dans leur cas, le montant minimal pour l’allocation totale est de 98 francs par jour et le montant maximal de 245 francs par jour.

Si la situation le permet, le commandant compétent accorde un congé général hebdomadaire. Aucun congé ne sera accordé durant le premier et le dernier week-ends de l’ER.

Les militaires peuvent demander un congé individuel à leur commandant. Les motifs admis sont des urgences d’ordre familial, professionnel ou personnel. 

Autres tâches de l’armée

Indépendamment de la crise actuelle, l’armée doit pouvoir protéger la population de l’ensemble des menaces et dangers possibles. Notre Constitution donne aussi à l’armée pour mission de garantir la disponibilité opérationnelle de ses troupes en toutes situations. Même en situation décrétée extraordinaire comme c’est le cas actuellement, il s’agit donc notamment pour les militaires de pouvoir effectuer l’instruction au tir. Les Forces aériennes, de leur côté, doivent continuer d’accomplir le service de police aérienne. Si nos pilotes ne peuvent plus s’entraîner pendant des semaines voire des mois, leurs capacités baissent, et à terme ils ne seront plus en mesure de défendre notre population – notamment par le service de police aérienne – contre des menaces survenant dans l’espace aérien.

L’armée évalue en permanence quels secteurs de l’instruction et de l’entraînement peuvent être réduits de manière pertinente, au vu des exigences de la disponibilité.

Le SSC apporte son aide au moment de la planification prévisionnelle et de la planification d’un engagement. Il conseille l’État-major fédéral Protection de la population, travaille à la coordination au niveau fédéral, contribue à la gestion des ressources. Sa tâche est aussi d’établir un aperçu de la situation sanitaire, et de procéder à des évaluations (p. ex. sur la capacité nationale en termes de lits d’hôpitaux) sur la base de chiffres que lui fournit le Système d’information et d’intervention. Il collabore étroitement avec l’Organe sanitaire de coordination.

Le médecin en chef conseille le chef de l’Armée sur toutes les questions de médecine militaire et édicte en tant que chef des affaires sanitaires les directives nécessaires au fonctionnement de ce secteur. Il est responsable du système de santé de l’armée.

 

Documents

  • Concept de protection, Commandement de l’Instruction
    Tous les points mentionnés dans le présent concept de protection sont basés sur des ordres du médecin en chef de l’armée, sur la documentation et les aide-mémoire correspondants, ainsi que sur les recommandations de l’OFSP en matière de comportement et d’hygiène.
    07.07.2021 | PDF, 13 Pages, 474 KB
  • Concept de protection du commandement des Opérations
    Les présentes directives se fondent sur les ordres du médecin en chef de l'armée et du commandement des Opérations (cdmt Op), sur la documentation et les aide-mémoires correspondants, ainsi que sur les recommandations de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).
    27.10.2020 | PDF, 12 Pages, 277 KB

Service d'assistance dans le cadre du COVID-19

  • Questions et réponses
    Pour le militaire, la compatibilité entre le service d'assistance, la famille et le travail pose des défis majeurs. Le Service social de l'armée (SSA) vous soutient dans cette situation et est à votre disposition pour vous conseiller.
    04.11.2020 | PDF, 2 Pages, 217 KB
  • Cas de rigueur du Service social de l'armée (SSA)
    Services imprévus ou leur annulation ou leur report
    04.11.2020 | PDF, 1 Pages, 208 KB
  • LAVORO
    Recherche d'emploi et réinsertion dans la vie professionnelle après le service d'assistance et l'école de recrue
    16.04.2020 | PDF, 1 Pages, 242 KB