print preview Retour Page d'accueil

Seuls les avions de combat remplissent toutes les exigences

Les exigences liées au service de police aérienne sont déjà très élevées : vitesse ascensionnelle maximale, vol supersonique, armes et capteurs utilisables par tous les temps, radar performant. Seuls les avions de combat remplissent toutes ces exigences. Les Forces aériennes en ont donc besoin pour assurer leurs missions. Il n’y a pas d’autre option.

03.09.2020 | Communication Défense, Eve Hug

20132455_Andri Spinas_TBild
Avec leur vitesse ascensionnelle élevée et leur capacité de vol supersonique, les avions de combat sont les seuls à pouvoir protéger l’espace aérien exigu de la Suisse. (Photo: VBS/DDPS, Andri Spinas)

Lorsqu’un aéronef non identifié survole la Suisse, il faut réagir vite. Pour arriver dans le secteur d’engagement dans les temps et intervenir, un avion doit pouvoir accélérer rapidement, disposer d’une vitesse ascensionnelle maximale et, le cas échéant, dépasser la vitesse du son. De plus, des armes et des capteurs utilisables par tous les temps et un radar performant sont indispensable pour voler dans toutes les conditions météorologiques, de jour comme de nuit, et localiser la cible de façon fiable. En temps de paix, les Forces aériennes ont besoin d’avions de combat pour assurer le service de police aérienne.

Une protection fiable

Les moyens de protection de l’espace aérien ne sauraient toutefois être mesurés uniquement à l’aune de ce qui est nécessaire en temps de paix. En effet, les Forces aériennes doivent aussi pouvoir protéger les habitants de la Suisse en cas de menaces d’attaques. En particulier lors de situations tendues, elles doivent constamment surveiller l’espace aérien et intervenir immédiatement en cas de violation du territoire national. Par conséquent, les avions ont besoin de moyens d’autoprotection efficaces et d’un système d’identification ami-ennemi fiable pour faire face à des menaces modernes.

La sécurité en toute situation

Afin de parer à toute menace, les avions doivent être dotés non seulement de missiles air-air, mais aussi d’armes air-sol afin de soutenir les forces terrestres. De plus, la reconnaissance aérienne requiert des capteurs spéciaux pour une partie de la flotte. Hormis les avions de combat, aucun aéronef disponible sur le marché ne remplit toutes ces exigences.

Aucune autre option

Les hélicoptères sont trop lents et ne volent pas assez haut pour protéger l’espace aérien. Les avions de combat légers, quant à eux, ne remplissent même pas les exigences minimales du service de police aérienne : certains d’entre eux ne peuvent pas effectuer de vols supersoniques, tandis que d’autres affichent une vitesse ascensionnelle insuffisante ou ne sont pas équipés d’un radar adéquat. S’agissant des drones, non seulement ils ne disposent pas dans leur cockpit d’un humain capable de prendre des décisions sur place en fonction de la situation, mais en plus ils ne satisfont pas aux exigences techniques.

Une complémentarité avec les moyens au sol

Les systèmes de défense sol-air ne sont pas en mesure d’identifier, d’avertir ou de repousser des objets volants, ni de les contraindre à atterrir. Cependant, ils peuvent combattre des avions, des drones et des missiles air-sol ou de croisière. S’ils complètent les avions de combat de façon optimale, ils ne sauraient toutefois les remplacer. En conséquence, les Forces aériennes ont besoin de nouveaux avions de combat pour continuer d’assurer leurs missions.

Financement

Tant les coûts d’acquisition des nouveaux avions de combat que leurs frais d’exploitation pour les prochaines décennies peuvent être financés par le budget de l’armée, déterminé au niveau politique. L’argent n’est pas soustrait à un autre département, et l’achat de nouveaux avions de combat n’implique pas des dépenses supplémentaires pour la Confédération.