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Nouveaux canots-patrouilleurs sur les eaux suisses

L'Armée suisse renouvelle sa flotte avec la mise en service de quatorze nouveaux canots-patrouilleurs. La compagnie de canots à moteur 10 en a déjà reçu six et a commencé l'instruction. En collaboration avec la formation d'application du génie / sauvetage / NBC, Ringier a réalisé un clip à 360° qui donne un aperçu du travail à bord du nouveau canot-patrouilleur P16.

04.11.2019 | Communication Défense, Fahrettin Calislar

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Photo/Vidéo: Ringier (Dominique Baumann)

L’Armée suisse a acquis quatorze nouveaux canots-patrouilleurs. Le processus d’acquisition a commencé voici cinq ans environ, quand l’armée a invité cinq entreprises internationales à déposer leurs offres. Très vite, la proposition d’une société finlandaise s’est démarquée. Ainsi, en été 2015, une première équipe menée par l’adjudant-major Markus Frei, de la formation d’application du génie / sauvetage / NBC, s’est rendue en Finlande pour essayer un canot de facture similaire à celle du canot-patrouilleur 16. En effet, la coque et les différents composants du nouveau bateau équipent aussi d’autres modèles du fabricant. C’est suite à cette expérience que le projet est passé à l’étape supérieure. En 2016, un prototype a été longuement testé sur les lacs suisses, avant l’arrivée d’un modèle test en février 2018. «Nous sommes satisfaits des nouveaux canots. Les anciens étaient en fin de vie et nécessitaient sans arrêt des réparations», déclare Markus Frei. En effet, parmi les six ba­teaux à disposition des écoles de recrues, la plupart du temps, seuls trois à quatre étaient opérationnels à la fois.

Une solution adaptée

Markus Frei tire le bilan: «Les tests ont confirmé que le bateau répond aux besoins de la troupe. Il est stable sur l’eau et facile à naviguer.» La commande du moteur ainsi que tous les équipements dont il est pourvu, y compris le radar, sont à la pointe de la technologie. La station d’arme a elle aussi été repensée: tandis que les anciens bateaux étaient dotés de mitrailleuses 64 de calibre 12,7 mm d’ancienne facture, l’une à la proue et l’autre à la poupe, les nouveaux sont équipés d’une mitrailleuse lourde, tout comme les véhicules blindés de transport de troupes (GMTF). S’étendant sur 13,5 m, les canots nouvelle génération sont nettement plus longs que les P 80 et un peu plus larges. Ils offrent ainsi beaucoup plus d’espace. Le barreur, le navigateur / radariste, le commandant, le soldat radio ainsi que le tireur bénéficieront de cinq postes de travail, au lieu de trois dans les anciens bateaux, et pourront assurer le ser­vice en permanence grâce à des couchettes et une cuisine de bord. Conçus pour les activités de surveillance, de reconnaissance, de patrouille et de sauvetage, ces bateaux peuvent atteindre une vitesse de 65 km/h. Selon l’adjudant-major, ils sont parfaits pour les principaux secteurs d’engagement de sa formation, à savoir les lacs frontaliers et le Rhin.

En service depuis l'été 2019

Parmi les quatorze bateaux, dix sont remis à la compagnie de canots à moteur 10. Le renouvellement de la petite flotte suisse doit arriver à terme en 2020. Le programme d'armement prévoit un budget de 49 millions de francs pour cette acquisition. Le DDPS a validé cette commande en juillet 2018. En été 2019, les six premiers canots ont été baptisés et remis à la troupe. Les bateaux ont été aussitôt utilisés par l’école de recrues des fusiliers de bord. Trois engins sont destinés à l’instruction et alimentent la réserve de roulement. Quant au canot restant, il est employé par les Forces aériennes pour l’entraînement de survie des pilotes en cas de crash dans l’eau. En novembre 2019, ils servent pour la première fois pour le cours de répétition d’une section de la compagnie de canots à moteur.