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Guillaume Henri Dufour (1787 – 1875)

Le 4 novembre 1847, le général Guillaume-Henri Dufour, commandant en chef de l’armée fédérale, demande aux membres de ses divisions de ne pas céder au ressentiment envers les cantons du Sonderbund et d’éviter tout excès susceptible de compromettre la future cohésion nationale. Il est alors bien conscient du moment charnière que vit la Suisse : un jour plus tôt, les cantons du Sonderbund avaient en effet attaqué le Tessin, déclenchant ainsi les hostilités. L’ultime guerre civile suisse, aussi appelée guerre du Sonderbund, prend fin 25 jours plus tard. Malgré près de 100 victimes, il est possible à l’issue du conflit de poser les bases d’une nouvelle constitution.

04.11.2019 | Communication Défense

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Guillaume Henri Dufour est né le 15 septembre 1787 à Constance. Deux ans plus tard, sa famille s’installe à Genève. À l’école supérieure, il suit des cours de lettres et de physique, avant de poursuivre ses études à l’École Polytechnique française de Paris et à l’École d’application de l’artillerie et du génie de Metz. Dès 1811, il sert la France en tant qu’officier du génie. Peu après, en 1817, il démissionne de l’armée française et regagne Genève, où il exerce la fonction d’ingénieur cantonal. Il occupe ce poste jusqu’à fin 1850, se chargeant notamment de 1845 à 1856 du cadastre cantonal. En 1817, il intègre l’armée fédérale en tant que capitaine et se voit rapidement promu au grade de lieutenant-colonel (1820) puis de colonel (1827). En 1819, il fait partie des fondateurs de l’École militaire centrale fédérale de Thoune : il y exerce la fonction d’instructeur des troupes du génie, et ce jusqu’en 1831. Guillaume Henri Dufour devient chef d’état-major général en 1832.

Le 21 octobre 1847, la Diète le nomme pour la première fois commandant en chef des troupes fédérales, avec le grade de général. Elle le charge également de dissoudre le Sonderbund. En août 1849, durant la révolution du Grand-duché de Bade, l’Assemblée fédérale le choisit à nouveau pour assurer le commandement suprême des troupes et prévenir une hypothétique violation du territoire suisse. Le 27 décembre 1856, il prend pour la troisième fois, à la demande de l’Assemblée fédérale, la tête des troupes helvétiques afin d’assurer la défense de Neuchâtel contre les forces prussiennes. Dufour est nommé une quatrième fois général en 1859, lorsque l’armée fédérale est mobilisée suite à l’affrontement qui oppose en Lombardie les alliés franco-piémontais et les Autrichiens.

En parallèle à ses activités d’ingénieur et de représentant officiel, Guillaume Henri Dufour se lance dans une carrière politique. En 1819, il entre au Conseil représentatif de Genève, parmi les libéraux. Après la révolution genevoise de novembre 1841, il est élu à la Constituante cantonale et, en 1842, au Grand Conseil ainsi qu’au Conseil municipal. À l’échelle nationale, il exerce la fonction de député du Seeland au Conseil national (de 1848 à 1851) puis de député de Genève (de 1854 à 1857). Il devient enfin conseiller aux États pour Genève (de 1862 à 1866). En 1867, il se démet de toutes ses charges publiques. Guillaume Henri Dufour s’éteint à Genève le 14 juillet 1875, à l’âge de 87 ans.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Dufour "civile"

Les accomplissements de Guillaume Henri Dufour ne sont pas que militaires : il laisse également son empreinte dans le domaine civil. Dès 1832, il dirige notamment les travaux de triangulation permettant d’établir une carte de la Suisse au 1:100 000, qui sera terminée en 1864 et porte son nom. En 1863, il est l’un des cinq cofondateurs du Comité international de secours aux blessés, le futur Comité international de la Croix-Rouge, dont il assure la présidence durant un an. La même année, le plus haut sommet des Alpes suisses, qui se trouve dans le massif du Mont Rose et culmine à 4634 m d’altitude, est par ailleurs baptisé la Pointe Dufour. Le 25 janvier 1866, Guillaume Henri Dufour est fait grand-croix de la Légion d’honneur par Napoléon III (il avait déjà été nommé chevalier en 1814, commandeur en 1848 et grand officier en 1852).

04.11.2019

Guillaume Henri Dufour
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Le 4 novembre 1847, le général Guillaume-Henri Dufour, commandant en chef de l’armée fédérale, demande aux membres de ses divisions de ne pas céder au ressentiment envers les cantons du Sonderbund et d’éviter tout excès susceptible de compromettre la future cohésion nationale. Il est alors bien conscient du moment charnière que vit la Suisse : un jour plus tôt, les cantons du Sonderbund avaient en effet attaqué le Tessin, déclenchant ainsi les hostilités. L’ultime guerre civile suisse, aussi appelée guerre du Sonderbund, prend fin 25 jours plus tard. Malgré près de 100 victimes, il est possible à l’issue du conflit de poser les bases d’une nouvelle constitution.

28.10.2019

Hans Herzog
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Fils de Johann et de Franziska Salomea Herosé, Hans Herzog voit le jour à Aarau le 28 octobre 1819, il y a de cela 200 ans. Au cours de la guerre franco-prussienne qui dure du 19 juillet 1870 au 15 juillet 1871, il assure le commandement suprême de l’Armée suisse. Il est le deuxième général de la Suisse moderne et le quinzième de toute l’histoire de la Confédération helvétique.

25.09.2019

Wilhelm Bernhard von Muralt
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Le Bernois Wilhelm Bernhard von Muralt fut nommé le 25 septembre 1792 commandant en chef des troupes confédérées, soit non seulement des troupes bernoises mais aussi des troupes de tous les autres cantons suisses. De son quartier général à Nyon, où il comptait 20 000 hommes mobilisés plus 12 000 soldats de réserve, von Muralt se préparait à défendre Genève contre la menace française. Mais, après de longs pourparlers, les Français renoncèrent le 27 octobre 1792 à envahir Genève puis retirèrent leurs troupes. Le 30 novembre, la dernière garnison bernoise présente sur place pouvait quitter la cité. Les troupes confédérées furent quant à elles démobilisées en décembre 1792.

30.08.2019

Joseph Leonz Andermatt
Andermatt

La mutinerie de la garnison de Nancy (F) fut réprimée le 31 août 1790. La rébellion des soldats avait commencé le 5 août, ceux-ci étant persuadés, à cause de certaines retenues qui n’avaient pas été comptabilisées, que les officiers s’étaient appropriés une partie de leur solde. En tant qu’officier du régiment suisse de Châteauvieux qui faisait partie de cette garnison, Joseph Leonz Andermatt joua un rôle actif dans la répression de cette révolte, qui lui valut le titre de chevalier de l’ordre de Saint-Louis.

25.07.2019

Henri Guisan
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Le 25 juillet 1940, le général Henri Guisan convoqua tous les commandants de troupe, à partir du grade de major, sur la prairie du Grütli pour les informer du repli de l’armée dans le réduit national. Après la capitulation de la France un mois auparavant, la Suisse se retrouvait encerclée par les puissances de l’Axe. Le 25 juin 1940, l’allocution radiodiffusée du président de la Confédération Marcel Pilet-Golaz avait semé la confusion parmi la population en faisant allusion à un nouvel ordre européen. Dans son discours, le général mit, lui, l’accent sur la volonté de résistance inconditionnelle de l’armée.

27.06.2019

Sebastian Peregrin Zwyer von Evibach
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À la fin juin 1630, dans la guerre de succession du duché de Mantoue et du Montferrat, l'armée impériale assiégea Mantoue qui fut prise le 18 juillet et pillée. Sous le drapeau impérial, parmi les hommes placés sous le commandement de Matthias Gallas, se trouvait aussi le lieutenant-colonel Sebastian Peregrin Zwyer von Evibach.

22.05.2019

Johann Ulrich von Salis Soglio
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Le 22 mai 1844, le colonel d'état-major fédéral Johann Ulrich von Salis Soglio se trouve en Valais. Il a reçu du gouvernement le commandement des troupes fédérales pour dissoudre par les armes la Jeune Suisse, un mouvement libérale révolutionnaire fondé le 26 juillet 1835 sur le modèle du mouvement Jeune Italie de Mazzini et faisant partie du mouvement Jeune Europe. Considéré comme trop conservateur, il est licencié de l'armée en août 1847 mais il va tout de suite revêtir l'uniforme en acceptant, pas sans réserves, le commandement de l'armée du Sonderbund.

18.04.2019

Ulrich von Sax
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Le 19 avril 1512, la Diète fédérale nomme Ulrich von Sax commandant en chef de l’armée alors que cette dernière est sur le point de se déployer en Lombardie. L’ordre de la Diète est confirmé le 30 mai 1512 par le Conseil de guerre des Confédérés. Premier commandant en chef de l’histoire suisse, Ulrich von Sax mène la campagne militaire qui prend fin le 31 décembre 1512, lorsqu’il entre à Milan à la tête des troupes suisses, rétablissant Maximilien Sforza sur le trône. Ce succès donne une position de force aux Confédérés, les incitant à se définir en tant qu’interlocuteurs légitimes des puissances européennes.

28.03.2019

Augustin Keller
Keller

Le 28 mars 1799, en pleine période révolutionnaire, le colonel Augustin Keller, commandant de la Légion helvétique, fut promu commandant en chef de l’armée helvétique avec rang de général de brigade. Enrôlées en toute urgence, les troupes suisses se montrèrent inaptes au combat. Suite à cette défaite, Augustin Keller fut relevé de ses fonctions dès le 24 mai 1799 et la milice fut démantelée le 12 août de la même année.

28.02.2019

Jean Louis d’Erlach
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Une des batailles de la guerre de Trente Ans eut lieu à Rheinfelden le 28 février 1638. Cette campagne de 1638 sur le Rhin, qui se conclut par la cession de l’Alsace à la France, fut organisée par Jean Louis d’Erlach, bourgeois de Berne, en tant que chef d’état-major du duc Bernard de Saxe-Weimar. Celui qui termina sa carrière comme maréchal de France, fut au XVIIe siècle l’un des plus grands généraux du service étranger.

24.01.2019

Charles-Jules Guiguer de Prangins
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Le 24 janvier 1798, la Représentation nationale du Pays de Vaud déclare son indépendance. Charles-Jules Guiguer de Prangins, alors âgé de 17 ans, s’engage comme lieutenant dans les troupes vaudoises qui se mettent en marche pour libérer le pays de la souveraineté bernoise, s’alliant ce faisant aux Français. C’est ainsi que débute la carrière militaire de Charles-Jules Guiguer de Prangins, qui devient capitaine avant la fin de l’année. En 1831 et en 1838, il obtient le titre de général commandant de l'armée fédérale.

11.12.2018

Ulrich Wille
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Le 11 novembre 1918, la signature de l’armistice marqua la fin de la Première Guerre mondiale. Les craintes liées à la grève générale du 12 au 14 novembre 1918 prolongèrent cependant la durée de la mobilisation en Suisse. C’est seulement le 11 décembre 1918 que le général Wille remit le commandement de l’Armée suisse et quitta ses fonctions.