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Faites le plein d’énergie à la cantine !

Le mandat principal du bataillon logistique 52 est d’épauler la Base logistique de l’armée, notamment en engageant des mécaniciens, des soldats de ravitaillement et des automobilistes dans toute la Suisse. Quant à ses cantines, elles ne servent pas seulement à se restaurer ; elles sont aussi l’un des rares points de rencontre pour toute une compagnie. L’appointé Nino Allemann, qui officie comme cuisinier de troupe, en est un témoin privilégié.

16.07.2019 | Cellule PIO bat log 52, sgt Rouven Schürch et app Valentin Schürch / Comm D

Pas de hamburger, mais une salade. préparée également avec le plus grand soin. (Photos : Sgt Rouven Schürch et app Valentin Schürch)

L’app Nino Allemann en est déjà à son cinquième CR auprès du bataillon logistique 52. Pendant ses huit ans d’incorporation au sein de ce bataillon, il a déjà servi sous les ordres de trois commandants de compagnie. Après son apprentissage de cuisinier, il a fréquenté l’école hôtelière de Thoune. Durant cette période, il a dû mettre son service militaire entre parenthèses. Il est à présent de retour à la troupe où il mitonne de délicieux plats pour ses camarades de la compagnie 2.

App Nino Allemann, peux-tu me parler de ta fonction de cuisinier de troupe ?

Nous faisons tout pour que la troupe conserve chaque jour sa motivation. Au fond, nous sommes en quelque sorte le point de ralliement de toute la compagnie. Du soldat au capitaine, chacun passe au moins une fois par jour vers nous, ce qui nous permet de soigner les contacts avec eux. C’est aussi un des aspects très intéressants et variés de mon travail en cuisine. Chaque matin, c’est vers nous que la troupe vient faire le plein d’énergie et puiser sa motivation et reprendre des forces le soir après une journée épuisante.

Quel est l’enseignement de ta formation de cuisinier de troupe dont tu as tiré le plus profit ?

C’est le fait de devoir préparer des plats en très grande quantité. Au civil, je n’ai jamais eu la possibilité de cuisiner pour autant de personnes à la fois. À l’armée, il est important de savoir évaluer les quantités car la moindre erreur peut être lourde de conséquences.

Quel événement t’a tout spécialement marqué dans ton parcours de cuisinier militaire ?

L’événement le plus marquant ? Eh bien, hier, j’ai vécu une situation dont je me souviendrai longtemps. La direction de l’école de Dintikon, où nous avons installé les cantonnements de la troupe, nous a demandé si les enfants pouvaient venir cuisiner avec nous des petits pains pour leur spectacle scolaire. J’ai donc passé l’après-midi d’hier en cuisine à montrer à des enfants aussi curieux que motivés et à leurs enseignants comment préparer et faire cuire des tresses. C’était vraiment une belle expérience ; elle résume, à mes yeux, ce que doit être l’armée de milice : une armée du peuple pour le peuple.

Qu’est-ce qui différencie le cuisinier civil du cuisinier militaire ?

Bien des restaurants et cuisines civils ne sont pas aussi rigoureusement structurés que le sont les cuisines militaires. Au civil, tu peux davantage t’organiser comme tu l’entends, alors qu’au militaire, tu dois te conformer à un ordre du jour strict et très chargé. La plus grande différence, je le répète, se situe au niveau des quantités. Tu essaies d’obtenir, avec la même passion, la qualité et l’arrangement d’un simple plat que tu sers dans ton restaurant, mais avec des bacs de 100 litres et sans que cela donne l’impression d’être de la restauration de masse.

À bien des égards, l’état physique et le moral de la troupe dépendent de ce qu’elle trouve dans sa gamelle. Le cuisinier ressent-il une certaine pression à ce niveau ?

Je ne parlerais pas de pression. Plutôt de stimulus et pourquoi pas d’une certaine forme d’ambition. Personnellement, ce qui me motive, c’est de voir la satisfaction des militaires lorsque je leur sers mes plats. C’est pourquoi je tâche de tirer au maximum parti de chaque situation pour en faire profiter mes camarades. Selon mon expérience, l’engagement des cuisiniers est bien considéré et il est apprécié.

Quel est le meilleur plat que tu as cuisiné à l’armée ?

Le hamburger ! Quand je l’ai servi à la troupe, il a remporté un franc succès. Il faut dire que je suis un fan inconditionnel des hamburgers ; je crois d’ailleurs avoir été dans presque tous les restaurants de Suisse alémanique qui en servent. J’ai même la prétention de dire que je suis celui qui prépare le mieux les hamburgers (il rit).

« Au civil, je n’ai jamais eu la possibilité de cuisiner pour autant de personnes à la fois », de déclarer l’app Nino Allemann en parlant de sa fonction de cuisinier de troupe.

Truppenabzeichen Log Bat 52