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Évaluation de la situation sanitaire par le médecin en chef de l’armée

Ces deux dernières années, la Suisse et sa population étaient aux prises avec le COVID-19. L’armée suisse n’a pas été épargnée.

18.01.2023 | CUMINAIVEL | as/fe

Évaluation de la situation sanitaire par le médecin en chef de l’armée
Évaluation de la situation sanitaire par le médecin en chef de l’armée

Dans ce cadre, les Affaires sanitaires ont rempli leur mission, qui consiste à assurer et à renforcer le maintien de la santé et la capacité d’engagement des troupes. Ce mandat des Affaires sanitaires, à savoir le maintien ou le rétablissement de la capacité d’engagement, de la valeur opérationnelle et du moral des troupes en toute situation, trouve ses bases dans la Constitution fédérale.

Au sein des Affaires sanitaires, le domaine Intelligence médicale est responsable du suivi de la situation médico-militaire. Ce domaine se procure, analyse, condense et dépouille en continu des informations pour évaluer la situation médicale en Suisse et à l’étranger. Par ailleurs, il collabore étroitement avec des instances de politique sanitaire comme l’OFSP, l’OMS et l’ONU. L’obtention spécifique d’informations pour satisfaire le besoin en informations médicales a lieu en lien étroit avec les services partenaires. Les expériences et les découvertes médico-militaires d’autres pays sont échangées au sein de différents organes de l’OTAN.

Ainsi les Affaires sanitaires continuent-elles d’observer la situation médicale en Suisse et à l’étranger sous la direction du divisionnaire et médecin en chef de l’armée Andreas Stettbacher. L’objectif et de soutenir et de protéger le mieux possible l’armée et les militaires sur le plan sanitaire.

À l’heure actuelle, les infrastructures sanitaires assistent à une affluence croissante de militaires présentant des symptômes grippaux. De telles infrastructures sont disponibles sous forme d’infirmeries ou de centres médicaux régionaux (CMR), qui se distinguent en fonction de la taille, du nombre de lits stationnaires et des équipements médicaux supplémentaires. Du 9 au 15 janvier 2023, il a fallu prendre en charge entre 20 et 30 patients stationnaires dans ces infrastructures. Certains d’entre eux ont dû être placés en isolement à cause d’un risque de contagion. La région médico-militaire 4 assure le soin des unités en service. Pendant le WEF, les militaires disposent du poste de secours sanitaire «Bünda» non loin de leur secteur d’engagement. Bien entendu, des personnes autres que les militaires, comme les membres du corps de police ou du service de secours civil, peuvent aussi se faire conseiller et traiter par le médecin et son équipe. Ce service médical et sa permanence seront assurés du 15 au 20 janvier 24 heures sur 24. La semaine passée, le poste «Bünda» a aussi pris en charge de nombreux patients présentant pour la plupart des symptômes grippaux. Si une admission stationnaire ou un isolement est nécessaire, le patient est transféré au CMR de Coire. Des lits supplémentaires sont aussi disponibles dans toute la région si le CMR venait à saturer.

Comme le début de l’école de recrue d’hiver coïncide toujours avec cette période de l’année, le plus grand défi consiste à engager du personnel médical supplémentaire de tous les secteurs pour couvrir le surcroît de travail. Les deux années précédentes nous ont appris à gérer encore mieux les situations imprévues, ce qui peut être considéré comme positif.

Le nombre actuel de patients dans les postes sanitaires découle de multiples facteurs. Comme en Australie, la saison de la grippe a commencé plus tôt que lors des années précédentes en Suisse. La vague a atteint un premier pic depuis lors, comme en témoigne la baisse du nombre de consultations en raison d’affections grippales et des cas testés positifs à la grippe.

En raison du COVID-19, les postes sanitaires continueront de prendre en charge plusieurs militaires par semaine. Les personnes ayant contracté le virus et présentant de la toux, de la fièvre, une forte rhinite ou des maux de gorge seront en général placées en chambre individuelle pour éviter le risque de contagion. À la sortie du poste sanitaire, ces personnes devront porter un masque pendant dix jours, et ce même si les symptômes se seront estompés. La raison de cette précaution réside dans le fait que la propagation du virus reste possible après un rétablissement. En examinant les conditions de vie et l’intimité pendant le service militaire, il ne fait aucun doute qu’il faut s’attendre à un risque de contagion plus important qu’au civil.

Pour l’heure, la Suisse connaît une baisse du nombre de ses patients testés positifs au COVID-19. Cette baisse doit toutefois être considérée avec précaution pour ce qui est de l’apparition effective de la maladie, car les tests sont effectués de manière nettement moins fréquente. Comme la Confédération ne prend plus à sa charge les coûts des tests COVID à compter du 1er janvier 2023, la fréquence et l’offre de ces tests continuent de chuter. La situation épidémiologique a donc tendance à être sous-estimée. Une évaluation plus exacte requiert la prise en compte d’autres paramètres, comme le nombre de patients hospitalisés ainsi que les quantités et les variants de SARS-CoV-2 présents dans les eaux usées.

Les répercussions de cette baisse sur le système de santé et sur l’armée dépendent aussi de la propagation des nouveaux variants du SARS-CoV-2 et de l’évolution du nombre de cas de grippe. L’évolution actuelle s’explique en partie par la douceur des températures pour l’instant. Il existe une certaine immunité non seulement individuelle, mais aussi collective. Il convient de mettre en regard à cette évolution le fait que seuls 12,1% des personnes résidant en Suisse ont été vaccinées au cours des six derniers mois.

Saison oblige, les infections d’origine respiratoire, à savoir des infections par le virus respiratoire syncytial humain, la grippe ainsi que le COVID, devraient à nouveau augmenter au cours des semaines à venir.

À l’armée, les mesures sont adaptées en continu à l’évolution de la situation. Le vaccin, y c. les doses de rappel, reste une mesure essentielle dans la lutte contre le COVID-19, même en cas d’effets à long terme. Il reste vivement recommandé à tous les militaires de se faire vacciner contre le COVID-19 et la grippe avant leur prochain service. Dans certaines situations à risque (transports publics, espaces confinés) ou en cas d’apparition de signes de refroidissement, le port d’un masque d’hygiène FFP2 est fortement recommandé pour protéger les autres comme soi-même. Porter des habits adaptés à la météo, adopter une hygiène rigoureuse des mains (lavage avec du savon, désinfection) ainsi que tousser ou éternuer dans un mouchoir ou le creux du coude est essentiel. De plus, les vitamines et une hydratation suffisante aident à rester en bonne santé.

Retrouvez les dernières informations relatives à la situation épidémiologique sur le site www.vtg.admin.ch/corona.

Offre de vaccination : agender une vaccination contre le COVID-19 | OFSP (bag-coronavirus.ch)


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