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Cuminaivel visite les infrastructures

Si multiples et variées qu’elles soient, les missions de l’armée en faveur de la sécurité lors du WEF ont toutes une chose en commun: sans l’adjudant-chef Hans-Rudolf Gisler, nombre d’entre elles ne pourraient être réalisées. Notre rédaction a accompagné l’adj chef lors de sa tournée d’inspection.

12.01.2023 | CUMINAIVEL | sf/fe

Lorsque la troupe commence son travail, l’adj chef Gisler a déjà terminé le sien. Du moins la plus grande partie. Le chef Logistique des infrastructures doit s’assurer que tout est prêt avant que les différentes unités n’entrent en engagement. «Les containers, les raccords électriques, les toilettes mobiles: tout doit être au point», explique l’adj chef Gisler, tandis qu’il monte à bord de sa Mercedes-Benz Classe G au terme de l’inspection du dernier emplacement. «À présent, j’aimerais m’assurer encore une fois que tout est en ordre avant de confier les objets à la troupe.»

Naturellement, l’adj chef Gisler ne peut se reposer après sa tournée, bien au contraire: pendant que la troupe remplit sa mission, il assure en permanence l’approvisionnement de base des infrastructures: «J’organise les fraiseuses à neige, contrôle que les toilettes mobiles sont vidées et prête main-forte en cas de coupure de courant.» Et dès que le WEF est terminé, il lui faut encore régler toutes les factures avant la prochaine édition. La manifestation le tient donc en haleine toute l’année durant.

Le travail porte ses fruits

Rechercher des prestataires de service, négocier des offres, élaborer des plans: l’adj chef Gisler effectue la plus grande partie de son travail dans son bureau, à Altdorf. Il se réjouit d’autant plus lorsqu’il peut se rendre sur les emplacements. «C’est ce que je préfère dans mon travail. Je peux cueillir les fruits de mon labeur.» Le regard avisé, l’adj chef contrôle les câbles électriques, enclenche le chauffage ou baisse les stores. Il ne fait aucun doute que le bien des militaires lui tient à cœur.

En tant que chef Logistique des infrastructures, l’adj chef Gisler n’est pas responsable uniquement des objets sur le terrain ou du quartier général: c’est lui qui effectue les préparatifs dans le plus grand cantonnement du secteur d’engagement, où logent plusieurs centaines de militaires. Ces préparatifs comprennent les négociations avec le propriétaire ou la commande du matériel de protection et d’engagement. C’est la dernière fois cette année que l’armée pourra utiliser ce cantonnement gigantesque. «La recherche d’autres solutions a été rude», estime Gisler. Néanmoins, le plan de succession fonctionne déjà dans les moindres détails.

Bientôt terminé

L’adj chef Gisler assure à lui seul la logistique dans le cadre du service d’assistance en faveur du WEF depuis voilà dix ans. En été 2024, il partira à la retraite. Aussi lui importe-t-il de préserver le savoir-faire et garantir une transition harmonieuse avec son successeur. «Il est important de trouver quelqu’un qui connaît les particularités de l’endroit», explique l’adj chef.

Fatigué par l’âge?

L’importance qu’accorde l’adj chef Gisler à l’entretien de ses contacts devient évidente lors sa dernière tournée d’inspection: petit brin de causette avec un collaborateur du service de déneigement, un ou deux mots avec l’électricien. Et lorsqu’il croise le chef Disposition de la police cantonale le long de la route, il ne se prive pas de blaguer avec lui, certes brièvement, mais de bon cœur.

Bien que l’adj chef officie depuis bien des années en tant que chef Logistique des infrastructures, l’enthousiasme pour son travail n’en reste pas moins débordant: «Je rencontre diverses personnes, je peux planifier mon travail comme je l’entends et chaque jour est différent.» Et le fait que son travail passe inaperçu lorsque tout se déroule bien ne le dérange pas. «Le principal, c’est que j’ai du plaisir à le faire et que, au final, tout se passe comme il se doit», explique-t-il nullement fatigué par l’âge au terme de sa tournée d’environ 140 kilomètres.


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