900 apprentis suisses en compétition
Le 12 septembre commencent les championnats des métiers SwissSkills. Pendant cinq jours, environ 900 participantes et participants sont en compétition sous les yeux de plus de 120 000 visiteurs. Neuf apprentis du DDPS figurent parmi les concurrents – Nous nous sommes entretenus avec deux d'entre eux.
Interviews avec Sandra Duding et Dominik Rosser
Comment vous êtes-vous qualifiés pour les Swiss Skills 2018 ?
Sandra Duding: Tout d'abord, j'ai pu compter sur un coup de chance car un candidat s'est désisté. Ensuite, la représentation linguistique et les moyennes aux examens pratiques ont joué en ma faveur.
Dominik Rosser: Ma formatrice professionnelle m'a demandé en deuxième année déjà si je voulais participer au championnat régional. On m'a payé un jour d'entrainement au centre de formation professionnelle. Nous devions développer une application de bureau. Ensuite je me suis classé dans le top 23 aux qualifications régionales éliminatoires pour SwissSkills.
Quel type d'épreuves vous attend ?
Duding: Il s'agira de tests en lien avec notre quotidien de logisticien. Par exemple, il y a aura une épreuve avec un élévateur, ou encore une épreuve où il faudra préparer une commande. On sera noté en fonction du temps et de la qualité du travail.
Rosser: Nous aurons pour tâche de créer une application de bureau précise avec une base de données selon des spécificités données. La tâche sera probablement très exigeante, on ne pourra sans doute faire qu'environ le 50% du travail dans le temps imparti.
Comment vous préparez-vous pour cette compétition ?
Duding: Pratiquement, je ne prépare pas grand-chose. Comme j'ai terminé mon apprentissage cette année, je suis au point avec le travail à effectuer. Je me prépare surtout mentalement, car les épreuves fonctionneront selon le principe de la mort subite. La compétition pourra donc prendre fin à tout moment et je n'aurai pas le droit à l'erreur.
Rosser: Je fais beaucoup de programmation à la maison, pour mon propre compte. Par exemple, j'ai élaboré moi-même un programme pour pouvoir gérer ma musique. Ou bien je crée moi-même des tutoriels sur internet.
Quels sont vos objectifs ?
Duding: Le top 3 ! Je vise un podium. Ça ne sera pas facile car on est 27 candidats dans la catégorie logistique. Heureusement, je peux compter sur le soutien de mes proches. Certains viendront même me voir. Mes collègues de la base aérienne de Payerne sont aussi tous derrière moi et me supportent. Ils m'ont dit « On ne veut pas te revoir au travail avant la fin de la compétition!» (Rires)
Rosser: Je vais déjà simplement apprécier le fait de pouvoir y participer. Naturellement, j'espère aussi passer une bonne journée et si possible atteindre une bonne place. Ça aura certainement un impact positif sur la suite de ma carrière.
De manière plus générale, quel regard portez-vous sur votre apprentissage
Duding: J'en tire beaucoup d'expérience. Ça a été trois années mémorables, malgré les moments parfois difficiles. De plus, comme j'ai également accompli mon école de recrues dans l'école de ravitaillement à la caserne de la Poya à Fribourg, j'ai acquis une très bonne connaissance du monde militaire et de la logistique militaire en particulier. Je me réjouis désormais de continuer l'aventure en commençant mon nouveau travail de logisticienne à la base aérienne de Payerne.
Rosser: J'apprécie l'étendue du savoir: durant l'année de base nous avons acquis des compétences variées et nous nous sommes familiarisés avec des langages de programmation comme le C ou le C++. Nous avons beaucoup de contacts avec les utilisateurs de nos produits. Ainsi nous obtenons des feedbacks rapidement et nous pouvons améliorer notre travail.
Sandra Duding: 24 ans, logisticienne, CLA de Grolley, Base logistique de l'armée.
Dominik Rosser: 19 ans, informaticien en formation, 4ème année, Base d'aide au commandement de l'armée.

