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InformationsPublié le 7 mai 2026

L’armée à 32 ans : le parcours de Daniela Pfohl-Kaufmann

C’est seulement à 28 ans que Daniela Pfohl-Kaufmann quitte la Namibie, pays qui l’a vue grandir, pour venir s’installer en Suisse. À 32 ans, alors mère de deux filles, elle décide de se lancer dans une aventure peu commune : s’engager dans l’Armée suisse. Aujourd’hui, elle est lieutenant et cheffe de section. Son histoire montre qu’il n’est jamais trop tard pour relever de nouveaux défis et rappelle l’importance de la camaraderie, de la discipline et du développement personnel.

Texte: Melanie O’Connor, Communication Défense

« L’armée est un trajet en montagnes russes », déclare Daniela Pfohl-Kaufmann en décrivant son expérience militaire. C’est justement ce qu’elle recherchait : un cheminement fait de hauts et de bas, de moments intenses et d’apprentissages constants. Elle n’a pas été déçue.

Un parcours peu commun

Daniela Pfohl-Kaufmann a grandi en Namibie et ne s’est installée en Suisse qu’à l’âge de 28 ans. Un nouveau pays, un nouveau système, un nouveau départ. Alors qu’elle prenait peu à peu ses marques, c’est par pur hasard que le monde militaire a attiré son attention. Sa vie ne serait plus jamais la même.

Pourtant, rien ne laissait présager son entrée à l’armée. En effet, à 32 ans, Daniela Pfohl-Kaufmann avait largement dépassé la limite d’âge prévue pour le recrutement. Sans pouvoir bénéficier d’une journée d’orientation ou d’un accès direct aux informations, elle a effectué ses recherches en ligne, seule, et a constitué un dossier pour demander son recrutement malgré son âge non réglementaire. Sa demande a été acceptée et elle a pu commencer son école de recrues à Airolo.

Cela a marqué le début d’un parcours impressionnant qui l’a menée du grade de soldat à celui de sergent, avant d’intégrer l’école d’officiers. Aujourd’hui, elle est lieutenant et conduit une section de la compagnie sanitaire 8. Un rôle qui réunit responsabilité, connaissances spécialisées et capacité de conduite.

Grandir à travers les défis

Les connaissances préalables ne jouent qu’un rôle secondaire pour Daniela Pfohl-Kaufmann : « La majeure partie des connaissances et compétences s’acquiert de toute façon pendant l’instruction militaire. » En revanche, l’ouverture, la persévérance et le caractère sont des éléments décisifs, car c’est dans les moments difficiles que se révèle l’entier du potentiel. « Notre corps est capable d’aller bien au-delà de ce que notre cerveau veut nous laisser croire. »

Daniela Pfohl-Kaufmann accorde une grande importance à la camaraderie. Que ce soit à l’occasion d’une marche ou d’un exercice exigeant, traverser des épreuves à plusieurs crée des liens forts. D’après elle, ces expériences sont uniques et propres à l’armée. « Sans défis, on ne grandit pas », ajoute-t-elle.

Le lieutenant aimerait tout particulièrement s’adresser aux femmes qui hésitent encore : « Ne pas s’engager dans l’armée, c’est vraiment passer à côté de quelque chose. » Outre les expériences et le développement personnel, elle cite également des avantages concrets tels que la possibilité de se former et d’acquérir des compétences qui sont utiles et reconnues dans la vie civile.

Son message est clair : il n’y a rien à perdre à s’informer, car c’est seulement en envisageant les différentes options qu’il est possible de prendre des décisions en toute conscience quant au chemin que l’on veut emprunter.

L’intégralité de l’interview avec Daniela Pfohl-Kaufmann est disponible dans la série podcast #JeSuisDeLaPartie
Mit 32 und als Mutter in die Schweizer Armee: Warum sich der Einstieg immer lohnt

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