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InformationsPublié le 4 mars 2026

De soldat radar à conseillère en sécurité

Franziska Heizmann a débuté sa carrière dans les années 90 alors qu’elle était jeune étudiante en droit dans les Forces aériennes. Elle s’est ensuite engagée dans des missions internationales de paix avant de se retrouver dans un domaine représentant pour beaucoup l’élite de l’armée ; les grenadiers. Aujourd’hui, elle travaille en tant que conseillère pour des organisations non gouvernementales sur des zones en crise.

Texte : Communication Défense, Anna Muser, aidée par l'IA

Franziska Heizmann a débuté sa carrière militaire vers la fin de la guerre froide en tant que soldat radar dans une compagnie de renseignement d’aviation au sein des Forces aériennes. À cette époque, il existait encore des écoles de recrues spécialement réservées aux femmes. Son quotidien était imprégné de technologie et de travail d’équipe à l’intérieur d’une salle obscure équipée d’écrans radars : « je n’aurais jamais mis les pieds dans ce milieu sans l’armée », avoue-t-elle. Franziska a accompli son service militaire parallèlement à ses études de droit et effectué l’école d’officiers au sein d’un milieu presque entièrement masculin. En 2008, elle rejoint le commandement des Forces spéciales au sein de l’ancien état-major du commandement des grenadiers 1, puis la réserve du bataillon de grenadiers 40, avant de se retirer en 2020. « Je ne regrette pas cette décision, j’étais arrivée au terme d’une étape cruciale de ma vie ».

L’armée en un mot : contribuer

À travers son service, Franziska veut contribuer à la sécurité en Suisse. Elle souhaite assumer des obligations pour mener à l’égalité des droits. L’armée est également présente dans sa famille : son père est militaire de carrière et les valeurs de l’armée sont naturellement ancrées au sein de son entourage. C’est toutefois par curiosité qu’elle a décidé d’accomplir son service. Franziska se décrit comme quelqu’un qui préfère faire ses propres expériences, plutôt que de juger de l’extérieur. La camaraderie et l’esprit d’équipe sont essentiels : l’armée ne convient pas aux personnes égoïstes, affirme-t-elle.

Une carrière professionnelle lancée grâce au service militaire

Son premier engagement à l’étranger l’a transformée. En 2000, Franziska part au Kosovo pendant 6 mois en tant que conseillère juridique et administratrice logistique dans le cadre d’une mission de Swissint. Sur place, un nouveau monde s’ouvre à elle : de nouvelles perspectives, de nouvelles rencontres, des amitiés indéfectibles. Elle a ensuite travaillé en tant qu’observatrice militaire au Proche-Orient, vécu à Damas et effectué des engagements sur les hauteurs du Golan en tant qu’officière de planification et d’entraînement. Cette « soif » d’engagements internationaux l’a conduite vers la profession qu’elle exerce encore aujourd’hui. Aux commandes de sa propre boîte, elle conseille les organisations humanitaires dans des zones en crise sur le plan de la sécurité et travaille en tant que coach dans la gestion du stress et des traumatismes.

Les individus sont au cœur de l’armée. Chacune et chacun est indispensable pour garantir la défense de la Suisse.

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