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InformationsPublié le 28 juillet 2026

De l’auditoire à l’école d’officiers

Svenja Dieckmann pensait étudier la médecine, mais un camp de formation aux premiers secours a changé ses projets. Aujourd’hui âgée de 21 ans, elle est sergent dans les troupes sanitaires de l’Armée suisse, s’apprête à finir l’école d’officiers et veut devenir lieutenant. Dans le podcast #JeSuisDeLaPartie, elle discute de conduite, de défis et de camaraderie.

Texte : Melanie O’Connor, Communication Défense

À 21 ans, la conduite ainsi que la prise de responsabilités et de décisions sous pression font déjà partie du quotidien de Svenja Dieckmann. La jeune sergent de l’Armée suisse effectue actuellement son école d’officiers et veut devenir lieutenant. Cette évolution ne faisait pourtant pas partie de ses plans, elle qui pensait commencer des études de médecine.

Changement de cap

L’été 2024 a été un véritable tournant. Alors qu’elle préparait son entrée en médecine, Svenja a participé à un camp de la Société Suisse des Troupes Sanitaires (SSTS) qui forme des jeunes aux premiers secours. C’est là qu’elle a découvert pour la première fois le monde de l’armée. La structure, la camaraderie et la mise en pratique des connaissances médicales l’ont particulièrement impressionnée.

Après cette expérience, elle a rapidement pris l’initiative de s’inscrire à une journée d’information de l’armée. Malgré l’absence de liens entre son environnement direct et le monde militaire et une certaine réticence initiale de la part de sa famille, Svenja n’a pas hésité longtemps avant de s’engager.

Elle a commencé son école de recrues auprès des troupes sanitaires en été 2025. Aujourd’hui, elle se remémore ces mois intensifs, ponctués de marches, de roulements d’équipes, de responsabilité de conduite et de nombreux défis qui avaient alors éprouvé sa force mentale. Depuis, elle n’a rien perdu de sa fascination pour le travail de spécialiste des urgences. Aux postes sanitaires de secours, elle trie les personnes blessées, apporte son soutien au corps médical lors des engagements d’urgence et expérimente quotidiennement l’importance de la confiance et du travail en équipe.

Pendant son interview, Svenja mentionne à plusieurs reprises comment elle a pu trouver sa place dans un milieu qui reste très masculin. Elle raconte avoir dû faire ses preuves à certains moments, tout en se remémorant les personnes qui l’ont particulièrement inspirée : les femmes à l’armée ainsi que les cadres dont la conduite était à la fois claire et empathique.

L’armée comme terrain d’apprentissage

Pour Svenja, l’armée représente bien plus qu’une simple instruction militaire. « L’armée est un gigantesque terrain d’apprentissage. C’est l’opportunité de se connaître mieux soi-même et d’apprendre à gérer différentes situations. » Collaborer avec des personnes très diverses, travailler sous pression et développer la capacité d’assumer des responsabilités sont des expériences qui lui servent également dans la vie civile. « On n’est jamais seule à l’armée. On dépend les uns des autres et ce n’est qu’en collaborant qu’on y arrive. »

Elle ne cache pas non plus la difficulté de certains moments. Les exercices physiques astreignants, le manque de sommeil et des conflits pendant l’instruction l’ont parfois poussée dans ses retranchements. Dans de telles situations, la force mentale, la résilience et le soutien des camarades deviennent d’autant plus importants.

Malgré tous les défis rencontrés, Svenja ne regrette pas un instant d’avoir choisi cette voie. Elle aimerait donc encourager les jeunes femmes à se forger leur propre opinion de l’Armée suisse et à faire leurs expériences.

Le podcast complet est disponible sur toutes les plateformes de podcast courantes ou via le lien.
Vom Hörsaal über die Rekruten- in die Offiziersschule

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