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Tout baigne dans l’huile pour la compagnie d’état-major

Au sein du bataillon d’infanterie 97, il s’agit de se surpasser ! Non seulement à la gare d’Olten où le bataillon réalise l’exercice « VILLAGGIO», mais aussi dans la cuisine de la compagnie d’état-major. Au lieu de compter un chef de cuisine et trois ou quatre cuisiniers de troupe, la cuisine de la compagnie d’état-major du bataillon d’infanterie 97 est tenue par deux soldats seulement. Le soldat Pirmin von Grünigen assume la fonction de chef de cuisine ad interim ; il est secondé par son camarade Oliver Zwahlen. C’est avec beaucoup d’engagement, d’organisation et surtout de passion que les deux chefs sustentent les quelque 120 hommes de la compagnie en cours de répétition (CR).

05.07.2019 | PIO bat inf 97, Of spéc Kevin Frank / Comm D

Titelbild
Une équipe bien rodée : les deux cuisiniers forment un duo solide.

Le soldat chef de cuisine Pirmin von Grünigen et son second, le soldat Olivier Zwahlen, sont tous deux cuisiniers dans le civil. Ils accomplissent leur deuxième CR auprès de la compagnie d’état-major du bataillon d’infanterie 97, laquelle a pour mission d’assurer la capacité de commandement de l’état-major du bataillon. Lors de notre visite, les deux soldats ne nous l’ont pas caché : l’absence d’un chef de cuisine constitue pour eux une responsabilité supplémentaire à assumer et donc un défi majeur à relever.

La coordination et l’échange d’informations entre les deux cuistots se révèlent difficiles en raison des nombreux congés qu’ils doivent prendre pour se perfectionner dans le domaine gastronomique. Le manque de personnel constitue cependant le plus grand défi à relever : il exige un immense engagement de la part des deux hommes. Tout d’abord livrés à eux-mêmes, ils peuvent maintenant compter sur deux soldats affectés en permanence à la cuisine, qui s’occupent par exemple du transport ou de la distribution de la nourriture.

Par rapport à leur activité dans les cuisines civiles, Von Grünigen et Zwahlen notent deux différences : si l’effort est à l’armée sensiblement réduit par la proposition d’un seul menu, toutes les étapes de travail doivent cependant être assumées par une seule et même personne. Outre le manque de personnel, les deux soldats doivent également faire face à des tâches qui incombent habituellement au chef de cuisine, à savoir la gestion du budget, la planification et la réalisation des achats. Le duo est soutenu par le fourrier, qui vient également prêter main forte en cuisine pour la préparation des repas.

Faire corps et mener à bien les défis

Bien que difficile, la situation apporte aussi son lot de satisfactions. Comme souvent dans la vie, l’adversité permet de grandir. Quand par exemple les louanges de la troupe sont relayées en cuisine, la joie prend le pas sur le stress. Lorsqu’on lui demande un moment fort du cours, Zwahlen évoque spontanément ses escalopes de bœuf braisées servies avec leur jus. Celles-ci étaient si tendres qu’une cuillère à soupe suffisait à les trancher. Pour sa part, Von Grünigen mentionne volontiers l’appréciation « très bien » obtenue lors l’inspection des denrées alimentaires.

Mais tout ne se passe pas toujours comme prévu : la première semaine, par exemple, ce n’est que dans l’après-midi que les deux cuistots ont appris que 100 personnes supplémentaires viendraient dîner, en plus des 150 déjà annoncées. Cela a provoqué un intense coup de feu en cuisine, mais tous les soldats ont pu manger à leur faim. La passion qui anime cette équipe de cuisine ne passe pas inaperçue - vous la ressentez à chaque bouchée. C’est ainsi que, ce jour-là aussi, beaucoup de compliments ont été adressés à la cuisine.

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