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L’armée, un partenaire reconnu dans le monde de la formation

L’utilité de la formation militaire à la conduite dans la vie civile n’est plus à démontrer. De plus en plus d’établissements de formation suisses en tiennent compte en concluant avec l’armée des accords reconnaissant l’instruction des cadres. Le 24 janvier 2018, le divisionnaire Daniel Keller, commandant de la Formation supérieure des cadres de l’armée (FSCA), s’est rendu dans la cité de Calvin pour signer une telle convention avec le Global Security Institute, en présence de Jacques de Werra, vice-recteur de l’Université de Genève.

26.01.2018 | Communication FSCA

Reconnaissance de la formation militaire à la conduite
Reconnaissance de la formation militaire à la conduite

Jacques de Werra, vice-recteur de l’Université de Genève, et le divisionnaire Daniel Keller, commandant de la Formation supérieure des cadres de l’armée (FSCA), ont signé le 24 janvier 2018 en présence des médias et du Conseiller d’État genevois Pierre Maudet un accord reconnaissant la formation militaire à la conduite. Le Global Studies Institute (GSI) accordera désormais jusqu’à six points ECTS à ses étudiants au bénéfice d’une instruction de cadre adéquate. L’armée poursuit ainsi son objectif de s’établir en un partenaire reconnu dans le monde suisse de la formation. 

Ces dernières années, différentes voix se sont élevées sous la coupole fédérale pour demander une meilleure adéquation des compétences acquises à l’armée avec les exigences de la vie professionnelle et de la formation. Avec la réforme Armée XXI, l’Armée suisse a entrepris en 2004 un long processus destiné à promouvoir et revaloriser dans le monde civil les formations de haut niveau que suivent ses cadres. La FSCA a plus particulièrement été chargée de négocier des accords de reconnaissance en ce sens avec les établissements de formation, notamment pour certaines filières d’études focalisées sur le management et la conduite. L’objectif est de permettre aux étudiants ayant suivi une formation à la conduite durant leur carrière militaire d’obtenir des points ECTS valables dans le cadre de leur cursus universitaire. Il ne s’agit pas d’alléger le contenu des études mais de reconnaître les recoupements entre différents parcours de formation. Les crédits universitaires correspondent au volume de travail nécessaire à leur obtention, selon un ratio généralement fixé à un point pour 30 heures de travail. Quelque 180 points sont nécessaires pour obtenir un bachelor, auxquels viennent s’ajouter, en fonction de la filière suivie, entre 90 et 120 points supplémentaires pour un master.

Des reconnaissances à différents niveaux

Si de nombreuses reconnaissances existent déjà dans le vaste secteur de la formation continue et du perfectionnement, comme dans le cadre du CAS en leadership proposé par la Haute école spécialisée bernoise, elles se développent également dans le domaine de la formation universitaire initiale. Des accords en ce sens ont par exemple été conclus pour les cursus de sciences économiques des sept hautes écoles spécialisées publiques du pays. Les universités de St-Gall, Zurich, Lucerne, Bâle, Berne et Neuchâtel ainsi que l’EPFZ accordent également des points ECTS, soit dans le cadre d’études en économie, soit dans toutes leurs facultés, ou plus spécifiquement dans le cadre de leur offre de formation continue. Parmi les hautes écoles pédagogiques, celle de Lucerne est la première à accorder une reconnaissance aux futurs directeurs d’école qui y suivent la formation continue exigée pour l’exercice de cette fonction.