Retour Page d'accueil

Un réseau stable, telle est notre mission

Présentation du bataillon d’ondes dirigées 16.

26.01.2018 | gd, rwa

Image_Texte_CUMINAIVEL_reseaustable (1)

 

 

Au cours de l’engagement ALPA ECO 18, un nouvel acteur a fait son apparition: nous, le bataillon d’ondes dirigées 16! La raison de notre présence, alors qu’auparavant seule une compagnie d’ondes dirigées était engagée? Le DEVA! Entré en vigueur le 1er janvier dernier, le DEVA a imposé à toute l’Armée suisse une réorganisation massive de ses troupes et de ses moyens. Dans le cadre de cette réorganisation, le domaine des transmissions a connu un regroupement. Désormais, tous les moyens du Réseau Intégré de Télécommunication Militaire (RITM) (lire ci-dessous) sont placés sous l’égide de la Brigade d’aide au commandement 41. Cela signifie donc que les Forces aériennes, notamment, ne disposent plus de moyens de télécommunication propres. Les groupes DCA moyens, par exemple, sont désormais privés de leurs petits commutateurs mobiles. Ainsi, ce que faisaient les Forces aériennes auparavant en matière de télécommunication, c’est à un bataillon d’ondes dirigées de le faire aujourd’hui. 

 

Pour le bat ondi 16, avoir comme «client» ALPA ECO 18, c’est sortir quelque peu de sa zone de confort. «Techniquement, on est assez loin du «standard» du bat ondi», déclare le lieutenant-colonel Reto Gattiker, commandant du bataillon. «Nous n’avons aucun nœud [NDLR: point d’accès mobile propre au bataillon] et aucune des solutions habituelles ne fonctionne, car, sur de nombreux emplacements, il nous faut implémenter des solutions spéciales avec notre matériel RITM.» Cette contrainte est imposée par les différents systèmes utilisés par les forces pour lesquelles le bataillon assure les télécommunications. Ainsi, même si pour cet engagement la compagnie d’ondes dirigées 4/4 est subordonnée au bat ondi 16, une grande partie des effectifs du bataillon ont été mobilisés afin d’assurer les transmissions et de garantir un réseau stable pour toute la durée de l’engagement.

Bat ondi 16, qui sommes-nous?

Le bataillon d’ondes dirigées 16 est un bataillon principalement romand. Il est composé de quatre compagnies d’engagement: deux d’entre elles sont spécialisées dans la réalisation de nœuds, les deux autres gèrent les moyens RAP (systèmes assurant la liaison entre ondes dirigées et radios mobiles) et les petits commutateurs mobiles (semblables à une «box tout en un», comme celle que vous fournit votre opérateur internet et qui permet d’installer fax, téléphone et réseau de données). Il comprend également une compagnie de service. Souvent engagé lors d’exercices interarmes pour assurer les télécommunications, le bat ondi 16 a pour devise «Sans nous, rien ne va». Cette devise coule de source, étant donné que, sans communication, aucun engagement, comme le WEF ou la Patrouille des Glaciers (PdG), durant laquelle le bat ondi 16 était engagé il y a deux ans, ne pourrait avoir lieu. «Sans communication, je suis aveugle», déclarait à l’époque le colonel Max Comtesse, commandant de la PdG.

 

Le bat ondi 16 est un fournisseur de prestations. Pour résumer clairement sa fonction, on pourrait le comparer à un opérateur téléphonique. Entre les moyens d’ondes dirigées et radio, haute fréquence et très haute fréquence, il assure une couverture réseau dans une zone définie et permet la transmission de données entre terminaux. Il peut connecter du réseau fixe et militaire, ainsi que les systèmes des Forces aériennes, de la DCA et même des autorités civiles.

 

Le RITM, quésaco?

Le Réseau Intégré de Télécommunication Militaire (RITM) est le système de transmission de la parole et des données pour les troupes d'engagement mobiles. Le RITM se compose de commutateurs (centraux automatiques modernes), d'antennes à ondes dirigées (SHF), d'appareils de cryptage, de même que de terminaux numériques et analogiques