Retour Page d'accueil

Mis en difficulté par la neige

Rencontre avec un des officiers du bat ondi 16. Les hommes du lieutenant Bellwald tiennent un des emplacements d’ondes dirigées de l’engagement. La neige qui est tombée en fin de semaine passée et ce week-end ont soumis le lieutenant à quelques pressions, mais pas de quoi le déstabiliser.

26.01.2018 | gd, rwa

CUMINAIVEL_Bellwald_images (2)

 

 

C’est aux portes de St-Moritz que sont basés le lieutenant Paul-Emile Bellwald et sa section. Ancien sergent au sein du bataillon d’ondes dirigées 16, le lieutenant Bellwald avait tenu la chancellerie du bataillon durant plusieurs années. Après avoir accompli son école d’officiers et payé ses galons, il s’est vu proposer une place de militaire contractuel et il est désormais candidat militaire de carrière. Nous le retrouvons ici en plein engagement, où il effectue son tout premier cours de répétition en tant que chef de section.

 

«A ce jour, tout se passe bien», lance-t-il directement, «mais nous avons surmonté de nombreux défis. Nous avons connu quelques difficultés au début de l’engagement, car nous avons dû apprendre à travailler avec la DCA.» C’est en effet la première fois qu’une organisation comme celle de cette année est établie, en raison des changements inhérents au DEVA, et chacune arme doit modifier son mode de fonctionnement. «C’est une expérience très instructive, une occasion de sortir du cadre restreint des exercices. J'ai vraiment beaucoup appris, autant sur la coopération interarmes que sur le matériel spécifique au réseau fixe», commente-t-il.

 

Le lieutenant Bellwald et ses hommes ont également connu quelques problèmes logistiques posés par la fermeture de plusieurs routes qui permettaient d’accéder aux différents postes. «Il y a eu jusqu’à un mètre cinquante de neige sur un des emplacements. Dimanche, une garde a été relevée avec dix heures de retard. Et tout le week-end, nous avons dû déblayer la neige des antennes en permanence.» La neige ne peut pas endommager le matériel, mais son accumulation va perturber le signal émis par l’antenne, ce qui pourrait amener à une perte de liaison. Déjà que les signaux ont tendance à passer moins bien par mauvais temps, une couche de neige sur l’antenne pourrait engendrer un fâcheux problème.

 

«Une fois le matériel d’engagement monté, notre rôle principal consiste à le surveiller et à le garder. Ce n’est pas la tâche la plus excitante, mais chacun rempli sa mission avec attention.» Par ailleurs, la troupe doit très régulièrement établir des rapports à l’attention de la Centrale d’Engagement Technique du bataillon, qui tient à connaître la puissance des signaux émis par tous les emplacements, afin de prévenir toute rupture de signal.

 

Si le bilan est désormais plus que positif, il faut souligner les efforts de chacun. «Mes hommes sont malgré tout restés motivés et concentrés, j’en suis très content et je les remercie», avance le lieutenant Bellwald. Certains soldats ont dû déplacer leurs congés, vu que les emplacements étaient inaccessibles, mais ils se sont montrés très compréhensifs. Une troupe unie et efficace, à l’image du bat ondi 16.