La grande majorité des citoyennes et des citoyens suisses interrogés se sentent en sécurité et se déclarent (encore) optimistes en ce qui concerne l’avenir de la Suisse, mais dans une moindre mesure par rapport à 2008. Au moment du sondage à la fin janvier 2009, l’évaluation de l’évolution de la situation mondiale ne s’est pas assombrie.
Confiance dans les institutions
Le classement des institutions en fonction de la confiance de la population reste inchangé : confiance élevée dans la police et la justice, confiance mesurée dans les autorités fédérales, l’armée et l’économie et confiance peu élevée à l’égard des médias et des partis. De manière générale, la confiance dans les institutions a toutefois diminué. Par rapport à l’an dernier, la confiance à l’égard de l’armée et de l’économie suisse a notamment régressé.
Acceptation et nécessité de l’armée
L’acceptation de l’armée et l’évaluation de sa nécessité augmentent parallèlement à la volonté croissante de réduire l’armée. Pour la première fois, une petite majorité des personnes interrogées estiment que le montant des dépenses liées à la Défense est raisonnable et que les dépenses militaires ne sont pas trop élevées. L’équipement, la disponibilité opérationnelle et l’instruction de l’armée sont considérés comme étant nécessaires, alors que les partisans d’une armée bien équipée et bien instruite ont légèrement diminué. La confiance dans l’armée a nettement diminué et le commandement de l’armée ainsi que la motivation des soldats sont évalués de manière plutôt critique. Les partisans de l’armée de milice et de l’armée professionnelle se divisent en deux camps de taille similaire, mais le modèle de milice obtient un soutien légèrement plus marqué. La population est également partagée quant à la question de savoir si l’armée est un mal nécessaire ou si elle joue un rôle central dans la société. L’existence de l’Armée suisse n’est pas remise en question, mais la population reste divisée en ce qui concerne sa taille et sa composition.
Engagements à l’étranger
Le scepticisme à l’égard des engagements à l’étranger subsiste, alors que la mise à disposition de troupes suisses dans le cadre d’un mandat de l’ONU est acceptée à une faible majorité.
Sécurité intérieure
La surveillance téléphonique, les contrôles d’entrée dans les bâtiments publics et la collecte de données biométriques sont peu tolérés. D’autres mesures, comme la récolte de données concernant des personnes suspectes ou une présence renforcée de la police dans le secteur public, sont en revanche toujours bien acceptées.
Autonomie et volonté d’ouverture
La volonté d’ouverture des citoyennes et des citoyens suisses est plus élevée que l’an dernier, mais ils souhaitent parallèlement jouir d’une autonomie nationale maximale. La voie bilatérale avec l’UE continue d’être en grande partie approuvée. Le scepticisme fortement ancré à l’égard d’un rapprochement politique avec l’UE et l’OTAN diminue légèrement. La volonté d’adhésion à l’UE ou à l’OTAN reste toutefois peu élevée. L’acceptation de l’ONU est en légère hausse et les partisans d’une coopération internationale sans lien institutionnel susceptible de nuire à la souveraineté de la Suisse sont clairement majoritaires.
Coopération en matière de politique de sécurité en Europe
La population approuve l’idée d’une collaboration entre l’Armée suisse et les armées d’autres Etats européens. Selon les personnes interrogées, des engagements menés conjointement en cas de catastrophe, une instruction conjointe et l’adaptation organisationnelle de l’Armée suisse en vue d’une meilleure collaboration représentent des possibilités de coopération tout à fait envisageables.
Neutralité
La suppression de la neutralité suisse reste inenvisageable. Les aspects de la neutralité se référant à la solidarité et à l’identité sont plus importants que la fonction de la neutralité en matière de politique de sécurité, même si les partisans de cette dernière ont augmenté de manière significative.
Le Centre de recherche sur la politique de sécurité de l’EPF de Zurich et de l’Académie militaire à l’EPFZ publie l’étude « Sécurité». 1200 personnes ont été interrogées dans toutes les régions linguistiques. Dans le passé, les résultats et la publication qui en découle ont toujours été communiqués au début du deuxième semestre. Cette année, les premiers résultats sont déjà disponibles, mais le livre « Sécurité 2009 » sera toutefois publié ultérieurement.
Dr. phil. Tibor Szvircsev Tresch
responsable de projet, ACAMIL, Lead
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Lic. phil. Silvia Würmli
responsable de projet, ACAMIL
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Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports
Domaine Défense
Formation supérieure des cadres de l'armée